Frédéric Chatillon
Frédéric Chatillon est une figure historique de l’extrême droite radicale française, principalement connue pour avoir dirigé le Groupe union défense (GUD) dans les années 1990. Proche de Marine Le Pen depuis leurs années étudiantes à Assas, il a longtemps évolué au cœur de ce que plusieurs médias ont qualifié de « GUD Connection », un réseau mêlant anciens militants gudards, structures de communication et proches du RN.
Homme d’affaires à la tête d’agences de communication (Riwal et E-Politic notamment) ayant servi les intérêts du FN, de Marine Le Pen ou de Bachar el-Assad, Frédéric Chatillon a aussi été un ancien cadre du GUD. Son nom apparaît au centre de l’affaire dite des « kits de campagne », un système de prestations et de financements autour des campagnes législatives de 2012, pour lequel plusieurs responsables du parti ont été poursuivis.
Mis en examen à plusieurs reprises pour escroquerie, abus de biens sociaux, faux et blanchiment, Chatillon a été condamné dans cette affaire. La justice a considéré qu’il occupait une place centrale dans le montage financier mis en place autour du RN.
Il rencontre Léon Degrelle en Espagne en 1992 et se rend la même année en Belgique pour assister au 50ème anniversaire de la « Légion SS Wallonie ». Son attrait pour Hitler et le IIIème Reich ainsi que son antisémitisme et son négationnisme sont largement documentés par la presse au fil des ans.
Ami de Marine Le Pen, prestataire pour le parti, homme de l’ombre, et des finances, il a par exemple trouvé en 2013 quelque 10 millions d’euros de prêt pour le RN auprès de banques italiennes.
Jean-Marie Le Pen était le parrain de l’une de ses filles et Jordan Bardella a été le compagnon d’une autre. Il a fréquenté, entre autres, les négationnistes Robert Faurisson et Roger Garaudy, mais aussi Alain Soral, Dieudonné, Thierry Meyssan ou le mouvement néofasciste italien Casapound.
Condamnations
Condamné pour escroquerie, Frédéric Chatillon reste derrière la communication de Marine Le Pen
Le compte de campagne présidentiel de Marine Le Pen, qui vient d'être rendu public, montre que l’ancien chef du GUD Frédéric Chatillon reste le prestataire communication principal de la candidate, via l’agence e-Politic. Et ce malgré sa condamnation pour « escroquerie » dans l’affaire du financement de campagne du parti, confirmée mercredi par la cour d’appel de Paris.
(Re)lire des enquêtes à ce sujet
Jeunesse au GUD, accusations d'antisémitisme, combines financières : Frédéric Chatillon, un fidèle toujours dans l'ombre de Marine Le Pen
France Info, le 31 mars 2017
"Panama papers" : du GUD à la Syrie, itinéraire de Frédéric Chatillon, un fidèle de Marine Le Pen
France 24, le 5 avril 2016
La face cachée de la Fondation Brigitte-Bardot : les juteux contrats avec le néofasciste Frédéric Chatillon
Libération, le 24 avril 2026
Condamné pour escroquerie, Frédéric Chatillon reste derrière la communication de Marine Le Pen
Mediapart, 2023