« Tout le monde pense qu’il est facile de gagner de l’argent, à commencer par ceux qui nous gouvernent et qui sont les champions du gaspillage. Mais c’est très difficile : cela demande un effort digne des plus grands athlètes. » Stanislas de Bentzmann, président et cofondateur de Devoteam, sait de quoi il parle : il est ceinture noire de judo. Ce diplômé de l’Inseec à la pensée libérale reconnaît sans fard qu’il a réussi, mais il a aussi su prendre des risques, illustrant la devise anglo-saxonne : “No pain, no gain !” Allure classique et costume sombre, Stanislas de Benztmann rappelle le contexte de la création de son entreprise en 1995. « J’avais passé un bachelor informatique dans la Silicon Valley. Je savais qu’en France la révolution Internet se préparait, grâce à l’explosion du PC et l’ouverture des télécoms à la concurrence », se souvient-il. Avec son frère Godefroy, ex-cadre chez IBM et lui aussi diplômé de l’Inseec, il crée Devoteam pour accompagner les entreprises dans ce bouleversement technologique.
Cette fibre entrepreneuriale, les frères Bentzmann l’ont héritée de leur père. Bertrand de Bentzmann, qui fut président de la chambre de commerce et d’industrie de Bordeaux, a dirigé l’entreprise Béraud-Sudreau, spécialisée dans le second œuvre du bâtiment. Une société bicentenaire, parmi les plus anciennes sociétés familiales, revendue à Usinor dans les années 1990. « À la maison, nous ne parlions jamais d’argent, mais de la valeur du travail », se souvient ce catholique, père de trois enfants et fier de ses origines bordelaises : « C’est mon père qui a convaincu Alain Juppé, quand il était au ministère des Affaires étrangères, de se présenter à la Mairie de Bordeaux », ajoute-t-il.
Nous vivons de la complexité de nos clients : plus la taille de l’entreprise est importante, plus notre valeur ajoutée augmente.
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