Les autorités sanitaires congolaises ont annoncé, mercredi 27 mai, la guérison du premier patient atteint par la 17ᵉ épidémie d’Ebola qui sévit actuellement dans l’est de la République démocratique du Congo. Le malade a officiellement quitté le centre de traitement en Ituri, province considérée comme l’épicentre de cette nouvelle flambée de la maladie à virus Ebola.
L’annonce a été faite par l’Incident Manager adjoint de l’Institut national de santé publique (INSP), qui a salué une avancée importante dans la lutte contre cette épidémie provoquée par la souche Bundibugyo, une variante rare du virus pour laquelle il n’existe ni vaccin homologué ni traitement spécifique approuvé.
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« À ce jour nous venons de libérer une première personne qui vient de quitter officiellement le centre de traitement en étant guérri de ce virus que les gens speculent de gauche à droite que nous ne pouvons pas enregistrer des guerris. Aujourd’hui nous avons enregistré le premier guérri et dès la semaine nous allons encore vous présenter d’autres guerris de façon solennelle », a déclaré le responsable sanitaire.
Selon lui, cette première guérison vient répondre aux nombreuses spéculations qui circulaient autour de la capacité des structures sanitaires à obtenir des cas de rétablissement dans le cadre de cette 17ᵉ épidémie. Les autorités sanitaires assurent que plusieurs autres patients présentent également une évolution encourageante.
L’Incident Manager adjoint a toutefois précisé que la sortie du premier patient guéri n’a pas été accompagnée d’une cérémonie publique à la demande de la famille concernée.
« Pour ce premier guérri, la famille n’a pas permis que les images soient publiées, c’est comme ça on fait cette déclaration sans organisée de cérémonies solennelle », a-t-il expliqué.
Depuis la déclaration officielle de cette épidémie le 15 mai dernier, les équipes de riposte poursuivent les opérations de prise en charge, de surveillance et de sensibilisation dans plusieurs zones touchées de l’Ituri ainsi qu’au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. Malgré les défis liés à l’insécurité et aux résistances communautaires, cette première guérison apparaît comme un signe d’espoir pour les populations et les équipes médicales engagées dans la lutte contre la 17e épidémie d’Ebola qui, jusqu’à présent, n’a pas de vaccin approuvé.
Horace Munekay (stagiaire)