L’Ordre des médecins peine à contenir l’épidémie de praticiens influenceurs, comme l'urgentiste Jimmy Mohamed ou la généraliste et ex-Miss France Marine Lorphelin, qui vendent sur les réseaux sociaux leur réputation et des tas de choses très loin des « infos médicales » : fringues, cosmétiques, hôtels, assurances…
Face à l’épidémie de docteurs influenceurs, l’Ordre des médecins a revisité son serment d’Hippocrate en 2025 : « Je respecterai les règles en matière d’influence responsable en mentionnant mes partenariats dans mes contenus. » Mais beaucoup de blouses blanches semblent ne pas avoir pris connaissance de cette prescription.
C’est le cas de la vedette de la télé Jimmy Mohamed. Sans rire, l’urgentiste de SOS Médecins avait assuré au « Canard » qu’il se contentait de dispenser des « infos médicales » sur les réseaux sociaux. Or, en quelques semaines, il avait promu une chaîne de restauration italienne, une boulangerie parisienne ou encore un resto halal. « Une faute » passible de la chambre disciplinaire, selon un élu ordinal. Depuis, le docteur Mohamed a quitté la Toile. Pas par peur de ses pairs, mais en raison d’un conflit avec son épouse étalé sur le Net. Elle reproche au chantre de la bouffe saine de manger des cochonneries en douce et, surtout, l’accuse d’user de « violences psychologiques » à son encontre. Vous avez dit mauvaise influence ?
Article issu du dossier « Trafics d'influences »
Chapitre II
De l’ultraconsommation à gogos