« Démarchandisation » : Boris Vallaud, marchand de rêves
- Boris Vallaud défend dans un livre la «démarchandisation» de pans entiers de l'économie française, en vue de 2027.
- Il propose de retirer du marché certains secteurs comme l’eau, les autoroutes, les Ehpad ou les crèches, et d’encadrer plus fortement le logement.
- La France consacre 57 % de son PIB aux dépenses publiques et 30 % aux dépenses sociales, des niveaux parmi les plus élevés.
Le patron du groupe socialiste à l’Assemblée nationale vient de publier Nos vies ne sont pas des marchandises, Manifeste pour la démarchandisation, au Seuil. Un concept pour réenchanter le projet de la gauche de gouvernement.
Est-ce parce qu’il est le fils d’un éditeur-historien ? Boris Vallaud cultive l’art des formules, ces éclats de langue qui, les jours de grisaille parlementaire, lui servent à réenchanter sa fonction de président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale. Ce romantisme assumé du Landais lui a valu, plus d’une fois, les sarcasmes de la garde rapprochée d’Olivier Faure, où certains ont fini par le baptiser « Rimbaud » ; manière de rappeler à l’ancien secrétaire général adjoint de l’Elysée, énarque de formation, qu’il est meilleur pour écrire des recueils que pour gagner des congrès.
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« Démarchandiser » l’économie française. Voilà le grand dessein que veut vendre Boris Vallaud pour l’élection présidentielle de 2027. Au point d’y consacrer tout un livre. Il y critique un monde où tout est devenu marchandise, dévoré par un capitalisme financier qui ne sert plus à produire mais à pomper la valeur créée dans l’économie réelle. Le capitalisme ne survivrait plus qu’en poussant les Etats, mais aussi les ménages et les entreprises, à s’endetter toujours plus. Stade suprême du capitalisme : la marchandisation à outrance de nos données par les plateformes numériques, comme Facebook ou TikTok, sous couvert de gratuité du service rendu.
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