Baptiste Serin : «N'oubliez pas que je suis encore tout jeune»
A 22 ans, le demi de mêlée bordelais doit ranimer la flamme du quinze de France lors de ses trois test-matches face à l'Afrique du Sud jusqu'au 24 juin. Une grosse pression qui ne trouble pas plus que ça le jeune Landais. Avant de défier la montagne springbok, il a pris de la hauteur sur la dune du Pilat.
Le demi de mêlée de l'UBB, Baptiste Serin. Photo Roberto Frankenberg
Le demi de mêlée de l'UBB, Baptiste Serin. Photo Roberto Frankenberg
Le demi de mêlée de l'UBB, Baptiste Serin. Photo Roberto Frankenberg

Baptiste Serin : «N'oubliez pas que je suis encore tout jeune»

A 22 ans, le demi de mêlée bordelais doit ranimer la flamme du quinze de France lors de ses trois test-matches face à l'Afrique du Sud jusqu'au 24 juin. Une grosse pression qui ne trouble pas plus que ça le jeune Landais. Avant de défier la montagne springbok, il a pris de la hauteur sur la dune du Pilat.

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Quand Baptiste Serin, de Parentis-en-Born, se rend au Pyla-sur-Mer, c'est toujours une fête : «C'est un des plus beaux endroits au monde, ici. Pour nous, venir au Pyla, c'était la sortie de l'année, même si notre spot, c'était plutôt Biscarrosse-Plage.» Pour recevoir l'enfant du pays, William Téchoueyres, ancien ailier de Bègles, champion de France en 1991, nous attendait dans son hôtel, «Ha(a)ïtza», avec son épagneul de 9 mois, offert par Vincent Moscato et Bernard Laporte. Un peu déçu que son cadet n'ose pas le tutoyer, Téchoueyres nous propose de mener l'entretien dans la grande salle de réception, sous un masque africain. Puis on a migré vers le salon de thé pour plus de quiétude, dans les odeurs de cannelé et de tarte au citron. Tout au long de l'après-midi qu'il nous a consacré, le demi de mêlée s'est montré affable, coopératif. Un gars gentil. Vraiment. Sur la dune du Pilat, la plus haute d'Europe (110 m), il s'est élancé trente, quarante fois pour que notre photographe tienne sa photo de passe plongée. Son seul desiderata ? «Pas de chistera, s'il vous plaît. On va encore me le reprocher.» Accordé !

Baptiste, cette question va peut-être vous paraître bizarre, mais parlez-vous italien ?
Pas vraiment. Pourquoi ?

On se dit que, si vous aviez opté pour l'équipe d'Italie de rugby, la vie aurait été plus pratique...
(Large sourire.) Ah oui, c'est juste. J'aurais pu prendre en effet la double nationalité et jouer pour l'Italie. Car on est italiens du côté de ma mère. Je me serais probablement penché sur cette opportunité si ça n'avait pas marché en équipe de France.

C'est votre grand-père franco-italien qui vous a transmis la passion du rugby ?
Oui. Quand j'étais tout petit, un jour, il est revenu du travail avec des liteaux de bois, parce qu'il était charpentier, et il a aménagé des poteaux de rugby en miniature dans le jardin de mes parents. Il me dit : «Voilà. C'est pour toi. Entraîne-toi à taper. Et des deux pieds.» C'est aussi lui qui m'a appris à faire des passes.

On était très rugby chez les Serin ?
Mon grand-père paternel a joué à Ychoux (Landes), l'autre grand-père à Sainte-Eulalie (Landes), un oncle à Salles (Gironde), un autre à Parentis.

Et puis, il y a votre papa, Philippe. A-t-il été votre premier héros de rugby ?
Il a fait sa carrière de troisième-ligne à Dax, mais surtout à Mimizan (Landes). À l'âge de 6 ans, j'attendais les week-ends avec impatience. Nous, les petits, on avait nos tournois le samedi, et le dimanche j'allais voir jouer mon père. Je me mettais dans l'en-but avec mon ballon. À la fin du match, je prenais ma douche avec lui et les autres joueurs.

Aujourd'hui, le héros chez les Serin, c'est vous. On vous a vu en haut des affiches du dernier Tournoi des Six Nations, vous représentez Adidas pour sa nouvelle campagne de publicité internationale. Vous faites plus de connexions que votre capitaine Guilhem Guirado lors des live tchats de l'équipe de France. Vous sentez cet engouement autour de vous ?
(Il se tortille sur la banquette.) Oui, je sens quelque chose. Enfin, je ne sais pas... Je ne me considère pas arrivé, loin de là. Je commence à me faire un tout petit nom.

Un nom sur lequel l'équipe de France se repose de plus en plus. Ce n'est pas trop lourd à porter, ce statut de nouvelle pépite du rugby français ?
Je joue à un poste où on est très scruté. En 2016, j'ai fait deux bons matches en Argentine (1), et c'est parti en flèche. L'attente des médias, des supporters, ce n'est pas moi qui l'ai forcément voulue.

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« Je ne pensais pas jouer autant de matches à la suite dans le tournoi. Ça m'a lessivé, mais ça m'a aussi fait gagner trois ans »

N'avez-vous pas l'impression d'être le nouveau Frédéric Michalak ? Le demi de mêlée prodige que le pays attendait depuis si longtemps ?
En tout cas, je ne me vois pas comme le sauveur des Bleus. Ce n'est pas moi qui ferai gagner la France tout seul dans mon coin, avec mes dix capes. En sélection, j'ai un job à effectuer, je m'y cantonne : mettre mon ouvreur dans les meilleures conditions possibles, être garant de la vitesse de jeu, gérer les temps chauds comme froids. Je dois être propre. C'est ce qu'on me demande.

Vous avez été l'une des rares satisfactions françaises lors du Tournoi. Individuellement, vous avez tiré votre épingle du jeu alors que, collectivement, la France s'est montrée très moyenne...
Trop de choses n'ont pas assez bien fonctionné pour qu'on puisse dire ça. J'ai mal géré certains matches, notamment contre l'Irlande (19-9, le 25 février 2017), ces temps faibles où on n'avait pas le ballon. On n'a pas assez joué au pied par exemple, et on nous l'a reproché justement. Avec le recul, ce match m'a fait du bien parce qu'il m'a fait réfléchir. Il a été important dans mon apprentissage.

Quels enseignements tirez-vous du dernier Tournoi ?
Je ne pensais pas jouer autant de matches à la suite (cinq). Ça m'a lessivé, mais ça m'a aussi fait prendre trois ans de rugby. J'ai été confronté à différents types de jeu et de physionomies de match. J'ai emmagasiné de l'expérience. Concrètement, j'ai progressé sur les sorties de camp, la discipline. L'enchaînement des temps de jeu sans me précipiter, notamment contre l'Écosse où, dans mon souvenir, on marque un essai après trente minutes de jeu (22-16, le 12 février). On temporise de la même façon contre l'Italie, et on gagne (18-40, le 11 mars).

Les tests contre l'Afrique du Sud engendrent-ils une pression particulière ? Encore une fois, on vous attend...
(Il prend son temps pour répondre.) Je pense qu'on attend beaucoup de chaque joueur quand il joue pour la France. Je me suis préparé aux matches contre les Springboks avec mon ambition habituelle : celle de bien faire. Collectivement, je sais qu'on sera au point, et moi je reste concentré sur ma tâche. Je n'ai pas d'appréhension particulière quant à l'adversaire. L'Afrique du Sud, c'est LA grosse nation de rugby, c'est très solide, rugueux, et ils sont chez eux. On ne va pas là-bas pour faire de la figuration, mais pour enchaîner le plus grand nombre de bons matches possible et remporter des victoires parce qu'on a envie de gagner, tout simplement.

11 mars à Rome, le quinze de France se défait de l'Italie (40-18). Le numéro 9 a été titulaire lors des cinq matches du tournoi. Photo Franck Faugère
11 mars à Rome, le quinze de France se défait de l'Italie (40-18). Le numéro 9 a été titulaire lors des cinq matches du tournoi. Photo Franck Faugère

Raphaël Ibañez, qui vous a coaché à l'UBB, souligne votre soif de réussir.
Je pars du principe que, si on n'est pas ambitieux, on n'y arrive pas. Mes objectifs sont assez élevés, mais je travaille pour ça. J'ai envie d'être le plus performant possible, le meilleur sur le terrain, pour mes coéquipiers et pour le staff. Je suis très, très compétiteur.

Vous n'avez besoin de personne pour vous mettre la pression, finalement...
Cette exigence peut se retourner contre moi, aussi. À l'âge de 18 ans, j'avais tellement l'obsession de la perfection que je me bridais. Du coup, un geste anodin comme une passe renversée, je pouvais mal l'exécuter. Je la voulais tellement idéale, cette passe, qu'il m'arrivait de la rater. En travaillant sur le relâchement avec Gershon Pinon, notre préparateur mental à Bordeaux, mon rugby est devenu un peu plus fluide. Il m'a fallu réapprendre à gagner en insouciance.

Sur quoi repose ce travail ?
Gershon me fixe des objectifs simples concernant ma prestation du week-end, d'ailleurs, ce sont les mêmes pour la tournée en Afrique du Sud : être précis dans les lancements de jeu et la communication. Techniquement, être irréprochable. Jouer décomplexé. Dès que des choses se passent moins bien, à moi de me créer une petite corbeille mentale et d'y jeter mes scories.

Ibañez dit que vous avez vécu cette saison de Top 14 ou en équipe de France comme une sorte de formation accélérée. Ça ne va pas un peu trop vite, parfois ?
Certainement, mais j'ai des garde-fous. Quand je fais un bon match, que ça peut monter dans les médias, je sais que je vais recevoir un coup de téléphone du grand-père de Parentis. Il va me dire : «Bon, écoute, c'était pas mal, mais il y avait ça aussi qui était pas bon, et ça, et ça.» Avec qui que ce soit dans ma famille et j'englobe ma mère et ma compagne, Léa, on reparle d'abord de ce qui n'a pas fonctionné.

N'avez-vous pas la sensation que votre virtuosité vous joue parfois des tours ?
Je sais qu'un enchaînement d'actions trop faciles peut paradoxalement jouer en ma défaveur. Si je suis trop dans la facilité, à un moment, je peux me trouer en faisant une mauvaise passe ou sur une mauvaise décision. Je ne dois jamais donner la sensation d'être arrivé, même sur un geste.

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« Si j'ai quelque chose à dire, j'y vais franchement, à Bègles comme en équipe de France. Et même si certains ont dix ans de plus que moi »

Pour beaucoup de gens, Serin = chistera (2). C'est réducteur ?
Si ça fait parler, c'est cool. Après, je sais qu'au moment où je fais la chistera, c'est le meilleur geste à réaliser pour faire avancer l'équipe, pour mettre un copain dans un intervalle, pour me sortir d'une situation merdeuse aussi, comme un mauvais ruck.

Revenons au jeu. Qu'est-ce qui fait, selon vous, votre force sur le terrain ?
La vitesse d'exécution. La précision. J'essaie également d'améliorer ma vision périphérique du jeu. Regarder les coups avant de les faire. Après, il me manque des trucs comme la maturité, la gestion temps forts-temps faibles. Savoir trier les ballons, indispensable quand je joue en 9. Ça va venir. J'ai 22 ans. N'oubliez pas que je suis encore tout jeune.

Êtes-vous parvenu à assumer votre rôle de leader de jeu ? Pour Guy Accoceberry (3), vous auriez le commandement dans le sang.
J'ai besoin d'être légitime avant de m'exprimer. À Bordeaux, j'ai mis du temps avant de m'imposer, mais maintenant l'appréhension a totalement disparu. Si j'ai quelque chose à dire, j'y vais franchement, parce que je pense que ça va être bon pour toute l'équipe. Même si certains ont dix ans de plus que moi. Y compris en équipe de France.

Plus jeune, déjà, vous preniez l'ascendant sur les autres ?
Pas dans la parole, mais par mon investissement sur le pré. J'attendais tellement le week-end à venir. Il me tardait de finir l'école, d'aller taper dans le jardin des parents. De retrouver les copains.

Ce qui frappe chez vous, c'est cette référence systématique au collectif. Le groupe. Les amis. La famille. Être seul avec vous-même, c'est un problème ?
Seul, on n'est rien. Sur le terrain, il y a des gens devant qui bossent pour moi. Ce sont eux qui me font avancer. Le premier mot que j'ai eu en arrivant en équipe de France a été pour mes potes. Je les ai remerciés de faire partie de leur vie. Je suis de ceux qui mettent beaucoup d'affect dans le quotidien. C'est pour cela que les départs de joueurs me touchent plus que de raison. Quand Félix Le Bourhis, Sofiane Guitoune ou Pierre Bernard ont quitté Bordeaux (4), ça a été un déchirement.

Baptiste Serin sur la dune du Pilat, fin avril. Photo Roberto Frankenberg
Baptiste Serin sur la dune du Pilat, fin avril. Photo Roberto Frankenberg

C'est parce que vous êtes enfant unique que vous vivez mal ce genre d'abandon ?
Peut-être... Ce n'est pas que je reproche à mes parents de ne pas m'avoir donné de frère ou de sœur, mais disons que, quand on partait en vacances, j'avais besoin de la présence de mon meilleur ami. Encore aujourd'hui, je le considère comme mon frère.

Question fraternité, Jefferson Poirot, de l'UBB, dit de vous que vous êtes un «putain de maniaque de fou». Pourquoi ?
On partage notre chambre en déplacement. Moi, j'aime bien que tout soit cadré. Je tiens ça de ma mère, qui est affreusement maniaque. Quand on arrive à l'hôtel, je sors mes affaires, les replie, les range. Lui est bordélique, c'est inimaginable. D'ailleurs, sa copine m'a demandé de le dresser !

Vous semblez toujours d'humeur égale. Rien ne vous fait sortir de vos gonds, vraiment ?
Je déteste le conflit. Je ne supporte pas que les gens s'engueulent. Je crois ne m'être jamais battu dans la vie. Quand mes parents se chauffent, comme tous les parents, je leur dis fermement : « Arrêtez de me faire c... Je ne viens pas souvent déjà », et ça se calme. Idem avec ma copine. On peut se «chacailler» pour des bêtises, comme la déco de l'appart. La plupart du temps, on trouve un terrain d'entente. L'embrouille, avec moi, faut que ça dure trente secondes. Pas plus.

Pour Raphaël Ibañez, qui décidément vous connaît bien, vous avez un côté « Des racines et des ailes » prononcé. Parentis-en-Born, c'est l'ancrage dans le quotidien ? Le retour au bercail ?
En tout cas, j'y ai encore tous mes amis d'enfance. Je peux compter sur eux, et ils savent qu'ils pourront toujours compter sur moi. Souvent, c'est moi qui organise les sorties. Je choisis un bon resto, et j'aime rassembler le plus de monde possible autour de moi. Quand il manque un élément à la bande, je suis malheureux, limite angoissé.

On imagine que vous avez dû vous faire pas mal chambrer avec votre patronyme. C'est quoi les jeux de mot auxquels vous avez eu droit ?
Ouais, bof... Rugbyman serein, serein comme Baptiste, cannes de serin... En revanche, dans notre environnement familial proche, on a un cousin qui s'appelle Rossignol et aussi un toubib du nom de Merle. D'imaginer la réunion des trois, ça nous fait toujours rire.


(1) Le 19 juin 2016, Argentine-France : 30-19 ; le 25 juin : 0-27.
(2) Notamment le 26 novembre 2016, au Stade de France, il adresse une passe chistera à Louis Picamoles pour le seul essai français face aux All Blacks (19-24).
(3) Guy Accoceberry, ancien demi de mêlée de Bègles et ex-international avec 19 sélections.
(4) Pour respectivement Bayonne, Toulouse et Toulon.

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