Article de revue

La cité-État italienne du Moyen Âge. Culture et liberté

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Le thème des cités-États italiennes au Moyen Âge est en même temps classique et très complexe, et l'on peut ajouter que ce n'est pas un thème à la mode dans notre historiographie – qui néanmoins se concentre très souvent sur l'histoire des villes.
Normalement on préfère parler de la ville médiévale en général, en prenant parfois l'exemple du grand tableau de l'histoire européenne réalisé par Marino Berengo, le grand maître de ces études1 ; ou bien les études urbaines se concentrent sur des situations locales, et nous avons alors des informations détaillées, qui aident aussi à ouvrir de nouvelles perspectives historiographiques, mais les grands panoramas restent très rares, comme ceux qui ont paru récemment en France à l'occasion du programme de l'agrégation d'Histoire 2004-20062. En France ont été publiées aussi de très bonnes monographies sur des villes (Padoue, Venise, Sienne, Arezzo, Rome, Gênes)3 ou sur des régions, comme le Latium, l'Ombrie, la Lombardie, les Marches4, mais c'est plutôt l'historiographie anglo-américaine qui a considéré la cité-État italienne spécifiquement pour ses valeurs républicaines ; en particulier les historiens anglais5, peut-être plus intéressés justement parce qu'ils vivent sous des institutions monarchiques..., alors que, dans l'historiographie italienne, nous avons souvent peur d'être taxés de nationalisme quand nous soulignons les caractéristiques de notre histoire dans sa différence avec celle des autres pays ; la pudeur conseille de nuancer…


Date de mise en ligne : 01/12/2010

https://doi.org/10.4000/medievales.4403

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