En résumé
Le 18 décembre 2025, lors d’une session de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, le rapporteur Charles Alloncle interroge les dirigeants de France Inter : « Trouvez-vous drôle et convenable qu’un humoriste appelle à des viols, à des violences contre des femmes, sous prétexte qu’elles sont blanches ? » Le député d’extrême droite qui mélange, comme à son habitude, travail journalistique et chronique humoristique, insiste : « Est-ce vraiment de l’humour, de l’irrévérence ? N’est-ce pas tout simplement la culture du viol ? » Les Jours se demandent à leur tour s’il est convenable qu’un collaborateur parlementaire, en l’occurence celui du député Charles Alloncle, multiplie les publications sexistes sur les réseaux sociaux. Est-ce vraiment de l’humour ? N’est-ce pas tout simplement de la culture du viol ? Et que dire de ses posts racistes ? N’est-ce pas tout simplement du racisme ?
Charles Alloncle, élu sous les couleurs de l’Union des droites pour la République (UDR), le parti d’Éric Ciotti allié au Rassemblement national (RN), n’a pas répondu à ces questions que nous lui avons adressées. À la place, il a choisi de divulguer une capture d’écran de notre email sur son compte X (ex-Twitter). Cette pratique, a priori illégale puisqu’elle viole une correspondance privée, illustre ce que l’avocat Octave Nitkowski, conseil de divers médias attaqués par l’extrême droite, qualifiait de « dynamiques d’intimidation de la presse » dans un entretien donné aux Jours.