France

Affaire « Athanor » : des patrons-bandits devant la cour d’assises

Des militaires de la DGSE, des anciens de la DGSI, des francs-maçons cupides, des chefs d’entreprise sans scrupule, des crimes allant jusqu’au meurtre… Le procès qui s’ouvre lundi sera celui d’un monde des affaires sans foi ni loi, où l’expression « éliminer la concurrence » peut s’entendre au pied de la lettre.

Matthieu Suc

Pour prendre la mesure du procès qui va s’ouvrir lundi 30 mars, il suffit de jeter un œil au dossier de presse envoyé par la cour d’appel aux médias accrédités. Les chiffres qui y figurent sont vertigineux. Durant trois mois et demi, une cour d’assises spécialement composée de magistrats professionnels (comme pour les procès terroristes) va examiner la bagatelle de 112 infractions, dont 26 crimes, qui font encourir à treize accusés la réclusion criminelle à perpétuité… Les neuf autres accusés risquent des peines de dix et vingt ans de prison.

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