Title : Le Miroir des sports : publication hebdomadaire illustrée
Publisher : [s.n.] (Paris)
Publication date : 1925-11-04
Relationship : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb38728672j
Type : text
Type : printed serial
Language : french
Description : 04 novembre 1925
Description : 1925/11/04 (A15,N286).
Description : Collection numérique : Musée national du sport.
Rights : Public domain
Identifier : ark:/12148/bpt6k9788090m
Source : INSEP (Institut National du Sport de l'Expertise et de la Performance), 2013-54014
Provenance : Bibliothèque nationale de France
Online date : 31/07/2017
-. LE MIROIR DES SPORTS .. 341
LE STADE HELVÉTIQUE DE MARSEILLE CHAMPION DE FRANCE EN 1908
Un coup de pied du barbu Pacini au-dessus de la tête d'Haettenschvyler.
L'ANGLETERRE BAT LA FRANCE AU STADE DE COLOMBES EN 1909
Les avants de l'A. F. A. débordent l'arrière Verlet, qui tombe. 1
Oise ; Olivier est employé de banque ; Massip
est correcteur d'imprimerie au Temps.
Nous voici en 1913. L'U. S. F. S. A. entre
au C. F. I., et, le 12 janvier, une équipe vrai-
ment nationale est formée. Le C. F. I., com-
posé, en majorité, de représentants des patro-
nages, ne choisit, dans le « onze » de France,
qu'un seul joueur de l'U. S. F. S. A., Hanot.
Voici, à titre de curiosité, quelle était l'équipe
qui, sur l'ancien terrain du Red Star, à Paris,
battit l'Italie par 1 but à 0 : Chayriguès,.
Letailleur, Hanot, Tousset, Ducret, Barreau,
Rochet, Mesnier, Macs, Vialmonteil, Lafouge.
Tousset, Rochet et Lafouge, qui n'avaient
pas la classe internationale, ne firent que
traverser, comme des météores, l'équipe de
France. Quant aux autres, ils formèrent, avec
Parsis, Gamblin, Mathieu, Bigué, Lesur,
Dubly, Triboulet, Dévie et quelques autres, le
noyau des équipes nationales de 1913 et de 1914.
Que sont dé venus tous ces joueurs ? Chay-
riguès est encore international, et il est moni-
teur de culture physique et de sports à l'Usine
des Parfums Coty, à Suresnes ; Parsis est mar-
chand en gros et en détail de beurre et œufs,
a Tourcoing ; Gamblin
est chef de la comptai
bilité au magasin des
Trois-Quartiers, près de
la Madeleine ; Mathieu
tient un garage et un
atelier -de réparation
d'automobiles à Rou-
baix ; Ducret est mar-
chand d'articles de
sports, rue deMaubeuge,
à Paris; Barreau, mein-
bre dû Comité de Sélec-
tion de la Ligue de Paris
et de la Fédération, pré-
sident du F. E.C. Levai-
lois, est secrétaire du
Conservatoire national
de Musique et de Décla-
mation ; Bigué est repré-
sentant de la Maison
Pathé ; Maes est proprié-
taire d'une baignade
d'été et d'un petit res-
taurant à Caen ; Lesur
est négociant en laines
à Tourcoing ; Triboulet
est directeur de l'usine
où Mathey est chef de
service, et, en même
temps, "il est adjoint au
maire de la ville, à Saint-
Just-en-Chaussée. Emi-
lien Devic est fourreur
à Paris ; Jourde est mort
il y a trois ans, alors
qu'il tenait un magasin
de vins et spiritueux à
Bordeaux; Jourda, qui
, joue toujours, est méca-
nicien ;Brouzes est cour-
tien dans les produits
chimiques qui intéres-
sent l'alimentation et la
parfumerie V oyeux est directeur, à Paris,
d'un comptoir de graines et de produits oléa-
gineux ; Schaff est entrepreneur de peinture
à Paris ; Artaux est négociant au Brésil ;
Olagnier est comptable à Paris dans une usine
de métaux ; Vialmonteil est photograveur
au Miroir des Sports ; Jacolliot est fabricant
de couverts en métal aciéré à Asnières ; Schal-
bar est hôtelier à Lunéville.
La troupe des Suisses en France était aussi
très nombreuse à cette époque. Le Stade Hel-
vétique de Marseille fut plus d'une fois cham-
pion de France et l'Union Sportive Suisse de
Paris jouait un rôle de premier plan dans les
compétitions officielles. Albert Haettenschvy-
ler est fondé de pouvoirs dans une maison
d'affrètement à Marseille ; des frères Schei-
benstock, le premier est restaurateur, l'autre
employé dans une maison de commerce à
Marseille ; Zehr est métallurgiste ; Niggli est
représentant en pièces détachées pour l'auto-
mobile ; Grunig est fondé de pouvoirs à la
National City Bank, à Paris ; l'Anglais Wid-
dington a été tué à la guerre ; le Belge de
Roubaix, Maurice Vandendriessche, qui fut
un des meilleurs footballeurs pratiquant en
France pendant la guerre, est acheteur de
EN 1908, A LONDRES, L'ANGLETERRE BAT LA FRANCE PAR 12 BUTS A f)
Le gardien français Renaux tente en vain d'arrêter un shot angtais.Devant Renaux, Moigneu.
laines en Australie, où, l'an dernier encore, il
a joué aans les équipes qui ont été opposées
aux professionnels anglais en tournée aux
Antipodes. Tous les-deux ans, Vandendey
— c'est ainsi qu'il se faisait appeler pendant
la guerre — revient en France pour six mois.
Le Brugeois Six, international belge et l'une
des gloires de l'Olympique Lillois, fut tué à la
guerre.
Nous en arrivons à la quatrième période
des équipes nationales, après la guerre. La
guerre a fait des vides dans les rangs des foot-
balleurs ; toutefois réapparaissent Chayri-
guès, Hanot, Gamblin, Dubly, autour _des-
quels se groupent quelques champions : Faure,
qui se cassa un bras en tombant en porte-
à-faux et mourut du tétanos ; Bard, archi-
tecte diplômé du gouvernement ; les frères
Alexis et Pierre Mony, devenus, le premier,
restaurateur à Boulogne-sur-Mer, l'autre,
mareyeur ; Poulain, employé aux Halles ;
l'Alsacien Roth, marchand d'articles de sports
à Strasbourg ; Gravelines, économe des hos-
pices de Lille ; les frères Gastiger, représen-
tants de commerce à Rennes ; Montagne,
industriel .à Lille ;
Vanco, vétérinaire à
Roubaix ; Mercery ; hôte-
lier à Valmondois ; Gra-
vier habite Saint-Rémy-
en-Provence, où il est.
représentant de com-
merce ; Georges Prouvost
réside à Monaco; Cha-
brol, professeur agrégé
au lycée de Montpellier.
Telle est, brièvement
résumée, l'histoire de
la grande famille du
football, qui s'est depuis
quelques années, depuis
la création de la Fédé-"
ration par sport, vrai-
ment multipliée. H est
dommage que la qualité
n'ait pas marché de pair
avec la quantité.
Espérons qu'un jour
les nouveaux sauront -
combler l'écart qui les
sépare des footballeurs
des autres nations et se
montrer dignes de leurs
anciens, à la fois en va-
leur de jeu et en éléva-
tion de condition sociale.
Car il est curieux de
noter que la presque
totalité des anciens
grands footballeurs se
sont hissés, à la force
du poignet, au-dessus
de leur niveau social
du début. Le goût du
sport et la valeur athlé-
tique n'ont fait que les
stimuler à mieux mener
le combat pour la vie.
(A suivre.)
LE STADE HELVÉTIQUE DE MARSEILLE CHAMPION DE FRANCE EN 1908
Un coup de pied du barbu Pacini au-dessus de la tête d'Haettenschvyler.
L'ANGLETERRE BAT LA FRANCE AU STADE DE COLOMBES EN 1909
Les avants de l'A. F. A. débordent l'arrière Verlet, qui tombe. 1
Oise ; Olivier est employé de banque ; Massip
est correcteur d'imprimerie au Temps.
Nous voici en 1913. L'U. S. F. S. A. entre
au C. F. I., et, le 12 janvier, une équipe vrai-
ment nationale est formée. Le C. F. I., com-
posé, en majorité, de représentants des patro-
nages, ne choisit, dans le « onze » de France,
qu'un seul joueur de l'U. S. F. S. A., Hanot.
Voici, à titre de curiosité, quelle était l'équipe
qui, sur l'ancien terrain du Red Star, à Paris,
battit l'Italie par 1 but à 0 : Chayriguès,.
Letailleur, Hanot, Tousset, Ducret, Barreau,
Rochet, Mesnier, Macs, Vialmonteil, Lafouge.
Tousset, Rochet et Lafouge, qui n'avaient
pas la classe internationale, ne firent que
traverser, comme des météores, l'équipe de
France. Quant aux autres, ils formèrent, avec
Parsis, Gamblin, Mathieu, Bigué, Lesur,
Dubly, Triboulet, Dévie et quelques autres, le
noyau des équipes nationales de 1913 et de 1914.
Que sont dé venus tous ces joueurs ? Chay-
riguès est encore international, et il est moni-
teur de culture physique et de sports à l'Usine
des Parfums Coty, à Suresnes ; Parsis est mar-
chand en gros et en détail de beurre et œufs,
a Tourcoing ; Gamblin
est chef de la comptai
bilité au magasin des
Trois-Quartiers, près de
la Madeleine ; Mathieu
tient un garage et un
atelier -de réparation
d'automobiles à Rou-
baix ; Ducret est mar-
chand d'articles de
sports, rue deMaubeuge,
à Paris; Barreau, mein-
bre dû Comité de Sélec-
tion de la Ligue de Paris
et de la Fédération, pré-
sident du F. E.C. Levai-
lois, est secrétaire du
Conservatoire national
de Musique et de Décla-
mation ; Bigué est repré-
sentant de la Maison
Pathé ; Maes est proprié-
taire d'une baignade
d'été et d'un petit res-
taurant à Caen ; Lesur
est négociant en laines
à Tourcoing ; Triboulet
est directeur de l'usine
où Mathey est chef de
service, et, en même
temps, "il est adjoint au
maire de la ville, à Saint-
Just-en-Chaussée. Emi-
lien Devic est fourreur
à Paris ; Jourde est mort
il y a trois ans, alors
qu'il tenait un magasin
de vins et spiritueux à
Bordeaux; Jourda, qui
, joue toujours, est méca-
nicien ;Brouzes est cour-
tien dans les produits
chimiques qui intéres-
sent l'alimentation et la
parfumerie V oyeux est directeur, à Paris,
d'un comptoir de graines et de produits oléa-
gineux ; Schaff est entrepreneur de peinture
à Paris ; Artaux est négociant au Brésil ;
Olagnier est comptable à Paris dans une usine
de métaux ; Vialmonteil est photograveur
au Miroir des Sports ; Jacolliot est fabricant
de couverts en métal aciéré à Asnières ; Schal-
bar est hôtelier à Lunéville.
La troupe des Suisses en France était aussi
très nombreuse à cette époque. Le Stade Hel-
vétique de Marseille fut plus d'une fois cham-
pion de France et l'Union Sportive Suisse de
Paris jouait un rôle de premier plan dans les
compétitions officielles. Albert Haettenschvy-
ler est fondé de pouvoirs dans une maison
d'affrètement à Marseille ; des frères Schei-
benstock, le premier est restaurateur, l'autre
employé dans une maison de commerce à
Marseille ; Zehr est métallurgiste ; Niggli est
représentant en pièces détachées pour l'auto-
mobile ; Grunig est fondé de pouvoirs à la
National City Bank, à Paris ; l'Anglais Wid-
dington a été tué à la guerre ; le Belge de
Roubaix, Maurice Vandendriessche, qui fut
un des meilleurs footballeurs pratiquant en
France pendant la guerre, est acheteur de
EN 1908, A LONDRES, L'ANGLETERRE BAT LA FRANCE PAR 12 BUTS A f)
Le gardien français Renaux tente en vain d'arrêter un shot angtais.Devant Renaux, Moigneu.
laines en Australie, où, l'an dernier encore, il
a joué aans les équipes qui ont été opposées
aux professionnels anglais en tournée aux
Antipodes. Tous les-deux ans, Vandendey
— c'est ainsi qu'il se faisait appeler pendant
la guerre — revient en France pour six mois.
Le Brugeois Six, international belge et l'une
des gloires de l'Olympique Lillois, fut tué à la
guerre.
Nous en arrivons à la quatrième période
des équipes nationales, après la guerre. La
guerre a fait des vides dans les rangs des foot-
balleurs ; toutefois réapparaissent Chayri-
guès, Hanot, Gamblin, Dubly, autour _des-
quels se groupent quelques champions : Faure,
qui se cassa un bras en tombant en porte-
à-faux et mourut du tétanos ; Bard, archi-
tecte diplômé du gouvernement ; les frères
Alexis et Pierre Mony, devenus, le premier,
restaurateur à Boulogne-sur-Mer, l'autre,
mareyeur ; Poulain, employé aux Halles ;
l'Alsacien Roth, marchand d'articles de sports
à Strasbourg ; Gravelines, économe des hos-
pices de Lille ; les frères Gastiger, représen-
tants de commerce à Rennes ; Montagne,
industriel .à Lille ;
Vanco, vétérinaire à
Roubaix ; Mercery ; hôte-
lier à Valmondois ; Gra-
vier habite Saint-Rémy-
en-Provence, où il est.
représentant de com-
merce ; Georges Prouvost
réside à Monaco; Cha-
brol, professeur agrégé
au lycée de Montpellier.
Telle est, brièvement
résumée, l'histoire de
la grande famille du
football, qui s'est depuis
quelques années, depuis
la création de la Fédé-"
ration par sport, vrai-
ment multipliée. H est
dommage que la qualité
n'ait pas marché de pair
avec la quantité.
Espérons qu'un jour
les nouveaux sauront -
combler l'écart qui les
sépare des footballeurs
des autres nations et se
montrer dignes de leurs
anciens, à la fois en va-
leur de jeu et en éléva-
tion de condition sociale.
Car il est curieux de
noter que la presque
totalité des anciens
grands footballeurs se
sont hissés, à la force
du poignet, au-dessus
de leur niveau social
du début. Le goût du
sport et la valeur athlé-
tique n'ont fait que les
stimuler à mieux mener
le combat pour la vie.
(A suivre.)
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