À la tête de la Cour des comptes, Zineb El Adaoui a passé l’année 2025 à consolider son rôle de vigie des finances publiques. Dans un contexte de pression croissante sur la transparence et la reddition des comptes, la présidente de la Cour a multiplié les signaux politiques et techniques, sans pour autant bouleverser les équilibres. Elle a d’abord remis au centre du débat la question sensible de la déclaration de patrimoine, plaidant pour une réforme du dispositif actuel, jugé insuffisant pour prévenir efficacement les dissimulations et les conflits d’intérêts.
Sur le fond, la Cour a poursuivi son travail de production de rapports sectoriels et territoriaux, affinant progressivement le lien entre contrôle financier et justice. Une manière d’affirmer que le contrôle ne doit plus être seulement pédagogique, mais aussi dissuasif. Sur le papier du moins. Car à ce stade, qu’il s’agisse du Code pénal ou des dispositions sur l’enrichissement illicite qu’il est censé contenir, les deux ont été retirés du circuit législatif.
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