[Ils vont compter en 2026] Zineb El Adaoui, le contrôle à l’épreuve de l’année électorale

Entre rapports techniques et recommandations sans suite, Zineb El Adaoui a consolidé en 2025 le rôle symbolique de la Cour des comptes. Mais à l'approche des élections de 2026, la présidente devra prouver que l'institution peut transformer ses constats en véritables leviers de changement.

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Zineb El Adaoui en 2016. Crédit: Yassine Toumi / TelQuel

À la tête de la Cour des comptes, Zineb El Adaoui a passé l’année 2025 à consolider son rôle de vigie des finances publiques. Dans un contexte de pression croissante sur la transparence et la reddition des comptes, la présidente de la Cour a multiplié les signaux politiques et techniques, sans pour autant bouleverser les équilibres. Elle a d’abord remis au centre du débat la question sensible de la déclaration de patrimoine, plaidant pour une réforme du dispositif actuel, jugé insuffisant pour prévenir efficacement les dissimulations et les conflits d’intérêts. 

Sur le fond, la Cour a poursuivi son travail de production de rapports sectoriels et territoriaux, affinant progressivement le lien entre contrôle financier et justice. Une manière d’affirmer que le contrôle ne doit plus être seulement pédagogique, mais aussi dissuasif. Sur le papier du moins. Car à ce stade, qu’il s’agisse du Code pénal ou des dispositions sur l’enrichissement illicite qu’il est censé contenir, les deux ont été retirés du circuit législatif.

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