-
[1]
Pour se restreindre à quelques exemples types, citons : KIM, Kyung Hak, “Migration and Settlement of ‘Koryein’ in Central Asian Countries to Korea with Particular Reference to
‘Koryeinmaeul’ in Gwangju Metropolitan”, Journal of International Area Studies, Vol. 17, No.
4, 2014, pp. 259-282, G704-000636.2014.17.4.013 ; KIM, Jai Gi, “Characteristics and Background of the Return Diaspora of Koreans in Gwangsan-Gu of Gwangju Metropolitan City”,
Studies of Koreans Abroad, No. 32, 2014, pp. 139-163, G704-SER000002250.2014.32.005.
-
[2]
Par exemple, SUN, Bong Kyu, “Current Status and Tasks of Education for Youths of Multicultural Families : Focusing on the Youths of Koryein in Gwangju Metropolitan”, The Journal of
Humanities and Social Science, vol. 8, No. 2, 2017, pp. 803-830, 10.22143/HSS21.8.2.43 ;
KWAK, Jai Seok, “A Study on the Municipal Government’s Social Integration Policy on the
Community of Korean Diaspora Returnees”, Studies of Koreans Abroad, No. 55, 2021, pp. 1-31,
10.38184/ASK.2021.55.1.
-
[3]
Le parti pris théorique de cette recherche s’appuie principalement sur les travaux d’Abdelmalek Sayad, en particulier La double absence. Des illusions de l’émigré aux souffrances de
l’immigré, Paris : Éd. du Seuil, 1999, 437 p. ; L’immigration ou les paradoxes de l’altérité. 1.
L’illusion du provisoire, Paris : Éd. Raisons d’Agir, 2006, 217 p.
-
[4]
Pour la compréhension des contextes sociohistoriques de la diaspora coréenne des pays post-soviétiques, voir YIM, Eunsil, Être Coréens au Kazakhstan. Les entrepreneurs d’identité aux
frontières du monde coréen, Paris : Institut d’études coréennes, Collège de France, 2016,
389 p.
-
[5]
L’approche empirique adoptée dans cette recherche repose sur des observations de terrain
réalisées en Corée du Sud auprès de migrants coréens originaires des pays post-soviétiques,
entre 2014 et 2024. Afin de saisir la diversité des trajectoires migratoires des personnes enquêtées, des études ethnographiques ont été menées dans plusieurs villes, notamment à Ansan, à la
périphérie de Séoul, et à Gwangju, située au sud-ouest du pays. Le travail de terrain réalisé à Ansan
s’est concentré sur l’analyse de la vie familiale, des pratiques culturelles et des modalités d’insertion socioéconomique, tandis que celui effectué à Gwangju a porté principalement sur la vie communautaire, les réseaux sociaux et les stratégies de légitimation identitaire.
-
[6]
L’enquête de terrain a été complétée par la collecte de données et de sources produites par
les institutions publiques compétentes (données statistiques, rapports officiels, etc.) pour
analyser l’évolution des dispositifs relatifs aux politiques migratoires ainsi que les discours
institutionnels qui les sous-tendent. Pour se limiter à quelques sources importantes, on renvoie aux deux rapports annuels publiés par le Korea Immigration Service du ministère de la Justice :
Ch'uripkuk oegugin chŏngch'aeng yŏn'gam (Rapport annuel des politiques relatives aux
étrangers) [En ligne],
https://www.immigration.go.kr/bbs/immigration/226/590795/artclView.do ;
Oegugin chŏngch'aeng shihaeng kyehoek (Plan d’action pour la politique relative aux étrangers)
[En ligne],
https://www.immigration.go.kr/bbs/immigration/226/590795/artclView.do.
-
[7]
Le nombre total de Coréens originaires de l’ex-URSS est estimé à 450 000 personnes dont
177 255 en Ouzbékistan, 121 188 en Russie, 119 542 au Kazakhstan, 18 593 au Kirghizistan, et
12 711 en Ukraine. OVERSEAS KOREANS AGENCY,
2023 Overseas Koreans’ Statistics [En ligne],
Seoul : Overseas Koreans Agency, 369 p. (voir pp. 197-290),
https://www.oka.go.kr/web/content.do?menu_cd=000101.
-
[8]
Entretien avec Igor P., réalisé à Ansan, en Corée du Sud, en août 2019.
-
[9]
YIM, Eunsil, Être Coréens au Kazakhstan. Les entrepreneurs d’identité aux frontières du
monde coréen, op. cit., voir pp. 14-15 et pp. 46-51.
-
[10]
DZARYLGASINOVA, R. S., “Osnovnye tendencii etnicZeskih processov u korejcev Srednej Azii i
Kazakhstana” (Tendances fondamentales des dynamiques identitaires chez les Coréens
d’Asie centrale), in : DZARYLGASINOVA, R. S. ; TOLSTOVA, L. S. (sous la direction de), Etničeskie processy u nacional’nyh grupp Srednej Azii i Kazakhstana (Dynamiques identitaires
chez les minorités ethniques d’Asie centrale), Moscou : AN SSSR, Institut etnografii im. N. N.
Miklukho-Maklaja, 1980, pp. 43-73. (voir p. 46).
-
[11]
Entretien avec Marina S., réalisé à Gwangju, en Corée du Sud, en décembre 2024.
-
[12]
LOCHAK, Danièle, “Les politiques de l’immigration au prisme de la législation sur les étrangers”, in : FASSIN, Didier ; MORICE, Alain ; QUIMINAL, Catherine (sous la direction de), Les
lois de l’inhospitalité, Paris : Éd. La Découverte, 1997, pp. 29-45.
-
[13]
-
[14]
Entretien avec Olga K., réalisé à Ansan, en Corée du Sud, en juillet 2014.
-
[15]
Pour une analyse détaillée sur la politique d’immigration sud-coréenne, voir KIM, Hui-yeon,
“La politique d’immigration en Corée du Sud à l’épreuve de la ‘coréanité’”, in : CHERRIER,
Pauline ; KIM, Hui-yeon ; KONUMA, Isabelle (sous la direction de),
Migrants d’Asie, migrants
en Asie. Parcours, mémoires et récits de trajectoires migratoires peu connues [En ligne], Paris : Terra-HN-Éditions, 2024,
https://www.shs.terra-hn-editions.org/Collection/?La-politique-d-immigration-en-Coree-du-Sud-a-l-epreuve-de-la-coreanite.
-
[16]
OH, Jeong Eun, op.cit. (voir p. 19) ; JIN, Hyun Kyung, “The Current Status and Improvement
of Policy for Foreign Nationality Compatriots Residing in Korea. Focusing on Joseon-jok (Korean Chinese) and Goryeoin Compatriots”, The Journal of Multicultural Society, Vol. 15, No. 1,
2022, pp. 115-146 (voir p. 120).
-
[17]
Par exemple, selon une enquête menée en 2021 auprès de ces migrants
Koryŏ saram installés
dans une région du centre-ouest du pays, près de 80% d’entre eux travaillent dans le secteur
manufacturier. Cette population se caractérise également par une forte précarisation de
l’emploi : plus de 54,5% occupent un poste précaire (dont 25% en travail temporaire et
29,5% en emplois occasionnels), soit un taux deux fois supérieur environ à la moyenne nationale. Leur salaire moyen n’atteint que près de 80 % de celui observé au niveau national
pour un emploi comparable (220 000 wons contre 272000 wons), tandis que leur durée
hebdomadaire de travail dépasse de près de 35 % la moyenne nationale (50,5 heures contre
37,5 heures). Voir
OhmyNews, “Ch’ungnam koryŏin 54.5% pijŏnggyujik, changshigan
chŏimgǔm.kowihŏm nodong” (54.5% non-regular employees in Chungcheongnam-do, Long-time, low-wage, high-risk labor), 26 mai 2021,
https://www.ohmynews.com/NWS_Web/View/at_pg.aspx?CNTN_CD=A000le22746626.
-
[18]
SAYAD, Abdelmalek, L’immigration ou les paradoxes de l’altérité. 1. L’illusion du provisoire,
op. cit., voir p. 33.
-
[19]
-
[20]
Les chiffres indiquent le nombre de migrants coréens originaires de pays post-soviétiques
installés.
-
[21]
Les migrants coréens originaires de pays post-soviétiques représentent un tiers de la population totale du quartier Wolgok. Voir le site officiel de la Coopérative Gwangju koryŏinmaǔl,
https://www.koreancoop.com.
-
[22]
KO, Ka Young, “Characteristics of the Developmental Stage of Gwangju ‘Koreyin Village’ and
Limitations”, Journal of History and Culture, Vol. 92, November 2024, pp. 305-350.
-
[23]
WEBER, Max, Les Communautés, traduit par Catherine Colliot-Thélène et Élisabeth Kauffmann, Paris : Éd. La Découverte, 2019, 300 p.
-
[24]
L’École a été créée par son actuel directeur, Lee Cheon-young, également fondateur de la
Coopérative Gwangju koryŏinmaǔl. Située dans une banlieue proche de Wolgok, elle accueille un effectif réduit et a une capacité maximale de 78 élèves. En 2024, sur un total de
68 inscrits, 12 élèves venaient d’autres pays, la Chine (2), le Vietnam (9) et la Thaïlande (1).
Voir le site de l’École,
http://www.saenalschool.com.
-
[25]
Kim B. H., médiateur culturel, joue un rôle central dans la préservation de la mémoire des
Koryŏ saram. Grâce à son réseau parmi les élites culturelles de cette diaspora et sa maîtrise
du russe, il a rassemblé des archives précieuses qui constituent le principal fonds du musée.
-
[26]
JI, Choong Nam, “A Comparison of Goryeoin Support Project among Local Governments :
Focusing on Gwangju metropolitain city, Incheon metropolitain city and Gyeongsangbuk-do
province”,
Korean Policy Science Review, Vol. 28, No. 4, 2024, pp. 197-226 (voir p. 213),
https://doi.org/10.31553/kpsr.2024.12.28.4.197.
-
[27]
Le nombre des Koryŏ saram installés à Jaecheon était estimé à 220 personnes en 2024.
-
[28]
La communauté coréenne de l’Extrême-Orient russe constituait l’un des fronts de la lutte
anti-japonaise notamment dans les années 1910-1920.
-
[29]
-
[30]
BALIBAR, Étienne ; WALLERSTEIN, Immanuel, Race, nation, classe. Les identités ambiguës,
Paris : Éd. La Découverte, 1988, 307 p.