Mines : un dragon de Brossard à la conquête du monde
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Photo : Francis Labbé
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.
Une entreprise de Brossard, la Corporation minière Rocmec, a attiré l'attention d'un investisseur japonais. Rocmec a développé une technologie minière nouveau-genre, le dragon, qui permet d'extraire le minerai à petite échelle. Un investisseur japonais d'origine coréenne, Yong Nam Kim, a décidé d'investir dans cette technologie.
Un texte de Francis Labbé (nouvelle fenêtre)
En coréen, Yong signifie dragon. « On était peut-être prédestinés à s'associer », s'amuse Donald Brisebois, vice-président chez Rocmec. L'investisseur japonais apparaît comme une bénédiction pour la minière québécoise, qui a dû interrompre le développement de son produit, en 2009, faute de liquidités.
Le dragon de Rocmec
La technologie ne crache pas de feu, mais presque... elle crée un choc thermique à la surface de la roche pour la fragmenter en petits morceaux. On appelle le procédé la fragmentation thermique, qui permet de n'extraire que le minerai. Traditionnellement, dans l'industrie minière, on fait plutôt exploser les parois rocheuses à grande échelle dans le but d'en extraire le minerai.
« Nous n'utilisons aucun explosif », précise Donald Brisebois. « Il s'agit en quelque sorte de la chirurgie minière. Nous n'allons chercher que l'essentiel, sans fragiliser la pierre avec des explosions massives. Nous ne traitons que le minerai, avec très peu de roche stérile. »
Yong Nam Kim
Photo : Francis Labbé
« Il s'agit là d'une technologie d'avenir », affirme Young Nam Kim, PDG de ES corporation . « Elle permettra de redémarrer bon nombre d'anciennes mines où il reste du minerai, mais dont la remise en activité coûterait trop cher », a-t-il poursuivi par l'entremise de son traducteur.
Rouyn, Tokyo et Johannesburg
ES corporation complétera dans les prochaines semaines l'acquisition de 49 % des actions de Rocmec, qui changera alors de nom. « Nous deviendrons Nippon Dragon Ressources », précise André Savard. « Notre premier geste sera de relancer notre mine Rocmec 1 de Rouyn-Noranda, au cours des prochains mois. »
La nouvelle entreprise créera ainsi une centaine d'emplois.
L'investisseur japonais possède des propriétés minières dans son pays qu'il souhaite relancer avec cette technologie. Et il veut aussi l'introduire en Afrique du Sud, où des anciennes mines, croit-il, recèlent encore du métal jaune.
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