L’effet «Lazare» : quand les espèces disparues réapparaissent
VU D’AILLEURS - L’extinction des espèces est préoccupante, mais l’effet Lazare apporte une lueur d’espoir : des espèces que l’on croyait éteintes sont redécouvertes, parfois par hasard, parfois grâce à des méthodes de recherche élaborées, aussi bien par des scientifiques que par des amateurs.
Par Axel Bojanowski (Die Welt)
Les cœlacanthes étaient censés avoir disparu depuis des millions d’années, du moins selon les manuels scolaires. Pourtant, en 1938, au large des côtes sud-africaines, Marjorie Courtenay-Latimer, une jeune conservatrice de musée en sortie de pêche, fit une découverte inattendue : une créature étrange prise dans ses filets. Pour la préserver, elle l’enveloppa dans du papier journal imbibé de formol.
Courtenay-Latimer envoya une illustration du poisson à l’ichtyologiste James Leonard Brierley Smith, qui comprit aussitôt l’importance de cette découverte : un « fossile vivant » venait d’être trouvé, appartenant à l’ordre des cœlacanthes, jusqu’alors connu uniquement à travers des fossiles. Contrairement à ce qu’indiquaient les manuels, ils n’avaient pas disparu il y a 70 millions d’années. Le poisson fut baptisé Latimeria chalumnae, et d’autres furent découverts par la suite autour des Comores. Plus tard encore, en 1997, une espèce étroitement apparentée…
Raymond 25
le
Très intéressant. Merci!
Roubachov
le
Villepin par exemple.