Il y a des images qui parlent plus qu'un communiqué médical. Celle postée par Rayan Cherki, cette semaine, raconte un basculement. En short d'entraînement, visage affiné, regard concentré, muscles dessinés, le Français affiche une silhouette qu'on ne lui connaissait pas. Sec, nerveux, découpé. Comme si, quelque part entre sa blessure à une cuisse à la fin du mois d'août et son retour avec Manchester City, il avait laissé derrière lui plusieurs kilos superflus. En réalité, il n'en a perdu que deux sur la période, de source proche du joueur, mais cet affûtage bien visible a suffi pour exciter les réseaux sociaux et parler d'un Cherki-nouveau, que Pep Guardiola aurait transformé.
« Même si ce ne sont que deux kilos, cela fait une sacrée différence quand il faut répéter des courses courtes à haute intensité que réclame le jeu des Citizens, souffle un préparateur physique qui a bien connu l'international français à l'OL (2 sélections, 1 but). Rayan a toujours été massif, puissant sur les jambes, mais cette "sèche" ne date pas de cette année. Déjà, sur la fin à Lyon, j'avais remarqué qu'il avait changé, car je pense qu'il avait aussi fait évoluer son travail invisible. »
Alimentation, cours de boxe ; le meneur de jeu avait mis tous les atouts de son côté depuis plus d'un an et les résultats s'en sont ressentis sur le terrain. « Il a parfois eu l'un des indices de masse grasse les plus élevés de l'effectif, mais c'était surtout lors de ses premières saisons pros, à 16 ou 17 ans, poursuit l'ex-technicien lyonnais. Il n'y avait pas à s'affoler, son corps n'avait pas terminé sa croissance, notamment sur le plan musculaire, même s'il y avait quelques réglages à faire. »