Affaire des fourrières à Paris : autopsie d’un scandale

SérieÉpisode 1EXCLUSIF. Le Parisien s’est procuré le rapport d’enquête interne de la Ville de Paris sur les fourrières. Ce document accablant montre notamment l’amateurisme ayant présidé à l’attribution du marché de la moitié de la capitale à la société Inter Dépannage, dont le patron libanais est mis en examen pour corruption. Notre enquête en 4 épisodes.

Par Nicolas Jacquard et Caroline Piquet

Le 12 octobre 2025 à 12h00, modifié le 12 octobre 2025 à 17h45

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La mairie de Paris a accordé en décembre 2020 le marché des fourrières pour l'ouest et le sud de la capitale à Inter Dépannage, une société à la réputation sulfureuse. Le Parisien-DA/Olivier Arandel
La mairie de Paris a accordé en décembre 2020 le marché des fourrières pour l'ouest et le sud de la capitale à Inter Dépannage, une société à la réputation sulfureuse. Le Parisien-DA/Olivier Arandel

Notre enquête sur l’affaire des fourrières à Paris

  1. Le Yalta des fourrières parisiennes
  2. Les carcasses des « démolisseurs de l’extrême »
  3. Les forçats de l’enlèvement
  4. Les « CR sauvages », pompe à cash des grutiers

L’heure est à l’écologie. La Ville de Paris ne cesse de le proclamer. Jusque dans ses « arrière-cuisines », dont ces fourrières qui sont les véritables « éboueuses du monde de l’automobile », selon la formule d’un ancien du secteur.

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Si l’on prend, par exemple, les grues qui enlèvent 100 000 voitures chaque année des rues de la capitale, elles sont censées être électriques. Sur le papier. Car dans les faits, au moins pour le sud et l’ouest de la ville, il s’agit de « poubelles » appartenant à Inter Dépannage. Une société sulfureuse dont le patron, Chafic Alywan, est notamment mis en examen pour corruption, faux et blanchiment.