Affaire des fourrières à Paris : les carcasses des « démolisseurs de l’extrême »

SérieÉpisode 2EXCLUSIF. Le Parisien s’est procuré le rapport d’enquête interne de la Ville de Paris sur les fourrières. Ce document accablant montre comment la Ville a laissé prospérer les grues hors d’usage de la société Inter Dépannage, dont le patron libanais est mis en examen pour corruption. Notre enquête en 4 épisodes.

Par Nicolas Jacquard et Caroline Piquet

Le 12 octobre 2025 à 12h01, modifié le 12 octobre 2025 à 17h43

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Le document pointe chez Inter Dépannage des pratiques entraînant des conditions de travail épouvantables. Le Parisien-DA/Olivier Arandel Le Parisien-DA/Olivier Arandel
Le document pointe chez Inter Dépannage des pratiques entraînant des conditions de travail épouvantables. Le Parisien-DA/Olivier Arandel Le Parisien-DA/Olivier Arandel

Notre enquête sur l’affaire des fourrières à Paris

  1. Le Yalta des fourrières parisiennes
  2. Les carcasses des « démolisseurs de l’extrême »
  3. Les forçats de l’enlèvement
  4. Les « CR sauvages », pompe à cash des grutiers

À la fourrière de Bonneuil-sur-Marne (Val-de-Marne), les agents ont l’humour grinçant et le sens de la formule. Les chauffeurs d’Inter Dépannage y ont été surnommés « les démolisseurs de l’extrême », et leurs grues baptisées « carcasses ».

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C’est ici, sur plusieurs dizaines de milliers de mètres carrés, que s’alignent les centaines de véhicules enlevés à Paris. D’abord, une voiture mal stationnée est acheminée vers l’une des cinq préfourrières de Paris ou celle de Pantin (Seine-Saint-Denis). Puis, si elle n’est pas réclamée au bout de cinq jours, elle prend le chemin des deux fourrières situées à La Courneuve (Seine-Saint-Denis) et Bonneuil.