En résumé
«Une blitzkrieg. » C’est ainsi qu’un journaliste de Prisma Media décrit l’offensive éclair à laquelle se livrent depuis la fin août les hommes de Vincent Bolloré au sein du groupe de magazines qu’il a racheté il y a maintenant quatre ans. Rapide, brutal, tous azimuts. La rédaction de Capital se voit ainsi contrainte à un déménagement sans ménagement au « Mordor », ainsi que certains de ses occupants adeptes du Seigneur des anneaux désignent l’immeuble de CNews, du JDD et d’Europe 1. À Voici, autre magazine de Prisma, à Femme actuelle, à Télé-Loisirs et dans les magazines télé en général, ce sont, ainsi que le révèle l’enquête des Jours, des interventions incessantes pour imposer tel ou tel sujet et en écarter d’autres : pour faire la promo du groupe, pour faire plaisir à un ami, pour ne pas en chagriner un autre, pour complaire à un annonceur, mais d’abord et avant tout pour que s’infuse ici aussi et à pleins tubes l’idéologie de Vincent Bolloré.
L’invasion démarre le 27 août. Ce jour-là, Prisma Media annonce le départ de Claire Léost, sa présidente depuis 2021, et la remercie « chaleureusement […] pour son engagement et ses nombreuses contributions ». Ses « contributions » ? Grand mystère que ne parviennent pas à éclaircir les salariés de Prisma : zéro, ou presque, de ces synergies avec le reste du groupe que promettait Yannick Bolloré, homme de paille de son véritable patron de père à la tête de Vivendi. L’