Audition de Donat-Jean Macquet, l’amant de Delphine Jubillar, lundi 6 octobre à Albi.
PAT BATARD / Hans Lucas via AFP
La bourde monumentale d’un gendarme éclabousse le procès Jubillar
COMPTE RENDU D’AUDIENCE - L’analyse capitale de la téléphonie de l’amant de Delphine est fragilisée par le «copié-collé» hasardeux du major L. Mais la situation de l’accusé devient de plus en plus délicate.
Procès Jubillar : les comptes rendus d’audience du chroniqueur judiciaire du Figaro
Du 22 septembre au 16 octobre 2025 se tient le procès de Cédric Jubillar devant la cour d’assises du Tarn, à Albi. Le peintre-plaquiste de 38 ans est jugé pour le meurtre de son ex-compagne, Delphine Jubillar. Stéphane Durand-Souffland, chroniqueur judiciaire du Figaro, assiste à l’audience et en livre un compte rendu quotidien.
«J’ai fait une erreur de copié-collé», confesse à la barre le major L. Le militaire a sorti son uniforme des grandes occasions avec décorations et badges martiaux, pour venir à Canossa devant les assises du Tarn. Sa déposition ternit le travail de la gendarmerie dans le dossier Jubillar, l’un des plus médiatisés de ces dix dernières années, opprobre dont l’accusation se serait bien passée.
Lundi, les avocats de la défense, Mes Emmanuelle Franck et Alexandre Martin avaient réalisé un coup d’audience, en affirmant que le portable de l’amant de Delphine Jubillar, disparue dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, avait activé la cellule couvrant le domicile de celle-ci pendant les heures sombres. Stupéfaction : car à en croire les copieuses analyses de la téléphonie qui faisaient foi jusqu’alors, Donat-Jean Macquet n’a pas quitté la région de Montauban.
Du 22 septembre au 16 octobre 2025 se tient le procès de Cédric Jubillar devant la cour d’assises du Tarn, à Albi. Le peintre-plaquiste de 38 ans est jugé pour le meurtre de son ex-compagne, Delphine Jubillar. Stéphane Durand-Souffland, chroniqueur judiciaire du Figaro, assiste à l’audience et en livre un compte rendu quotidien.