Menu
Libération
En haut de la pile

Sciences : en quoi l’obscurantisme mine tout débat ?

Réservé aux abonnés

Dans le débat public, notamment sur les vaccins, la confusion entre sciences et recherche parasite des questionnements parfois légitimes, caricaturant leurs auteurs en complotistes, dénonce le journaliste Brice Perrier dans son livre «l’Obscurantisme au pouvoir».

A l'Institut Pasteur, en janvier 2020.
A l'Institut Pasteur, en janvier 2020. (Lucile BOIRON/Photo Lucile Boiron pour Libéra)
Publié le 09/10/2024 à 8h41

Brice Perrier est audacieux. Il n’a pas suivi une voie facile en choisissant de «penser contre». Ou plutôt en doutant des pensées dominantes, en l’occurrence dans le domaine scientifique. «Ce n’était pas une vocation», se défend-il. Jeune journaliste, il a ainsi travaillé sur un peu tout, puis s’est focalisé sur le champ de la médecine et de la science, en particulier dans l’hebdomadaire Marianne où il a couvert, entre autres, les années Covid. Mais voilà, constatant depuis quelques années qu’il avait de plus en plus de mal à publier ces enquêtes, il a fait un pas de côté, lancé un site payant, Raison sensible. Et il vient de publier un ouvrage l’Obscurantisme au pouvoir, quand la pensée dominante entrave la connaissance, aux éditions Max Milo.

«Pour moi, c’était déroutant, je voyais des scientifiques, des chercheurs qui se disaient défenseurs de la raison, et pourtant lorsque l’on s’interrogeait sur un point, ils faisaient tout pour ne pas entendre», nous explique-t-il. On a compris, Brice Perrier n’est pas tout à fait dans l’air du temps. Brice Perrier n’est pas non plus un suicidaire. Non sans diplomatie, il entame son ouvrage en citant longuement la très respectée Catherine Bréchignac, secrétaire perpétuelle de l’Académie des sciences, qu

Il vous reste 78% de l’article à lire.
Libération réserve cet article à ses abonnés.
Pour lire la suite, abonnez-vous15 jours pour 1€Sans engagement
ou

1 an pour 59,50€ (au lieu de 119€)

Je profite de l'offre annuelle

Dans la même rubrique