[descriptif alternatif: la bannière de ce site est sobre, c’est un fond noir. L’inscription principale Global Disability Justice est écrite en blanc. Juste au dessous se trouve le texte Resources to help (reach) survivors. Ce dernier texte est écrit en vert-bleu très clair.]
Nous ne pouvons pas permettre à l’ethnocentrisme occidental
blanc de continuer à dominer toutes les conversations.
Le paternalisme n’a pas sa place dans le changement des politiques.
Nous pouvons mesurer les valeurs de toute société en considérant comment elle traite les personnes les plus marginalisées. Quand vous centrez les plus marginalisé.es, vous libérez tout le monde. Les personnes les plus marginalisées voient les angles morts du système. Leurs savoirs sont essentiels et précieux pour imaginer autre chose que des réformes.
Global Disability justice est une plateforme consacrée aux luttes pour la justice sociale et climatique à l’échelle globale, au delà des droits des personnes handicapées.
Global Disability justice est un espace centré sur les voix des personnes handicapées Noires, Autochtones/Aborigènes (BIPOC) et les plus marginalisées du Sud et du Nord global, celles qui survivent aux marges extrêmes de la société.
Global Disability Justice rend hommage aux peuples des Premières Nations — en honorant la multitude de cultures, de traditions et de pratiques qu’elles représentent — ainsi qu’aux peuples Autochtones du monde entier — et les reconnaît comme les premiers chercheurs et créateurs de savoirs — dont la lutte pour la souveraineté et l’autodétermination se poursuit. Leurs pratiques abolitionnistes ont été, et continuent d’être mises en œuvre de manière continue. C’est pourquoi l’activisme des Premières Nations doit être reconnu comme une forme exemplaire de leadership en matière d’abolition — même s’il n’a pas toujours été nommé ainsi. Ce site leur est profondément redevable.
Global Disability justice reconnaît, avec une profonde gratitude la vision, le sacrifice et le travail abolitionnistes des communautés Autochtones/Aborigènnes/Premières Nations, ainsi que le travail de celles et ceux qui les ont précédé.es. Depuis des millénaires, leurs savoirs se transmettent de génération en génération, dans un esprit de partage pour le bien de tous.tes. Ces communautés sont des expertes post-apocalyptiques et peuvent mieux imaginer des mondes au-delà de nos réalités actuelles… au-delà de ce que notre réalité autorise. Ces communautés savent penser des mondes que nous n’avons pas encore appris à voir. Mais pour imaginer… beaucoup d’entre elles ont d’abord survécu à de nombreux génocides.
Pour comprendre les racines du dérèglement climatique, « il est nécessaire de le considérer comme le symptôme d’un ordre social injuste fondé sur le colonialisme, le capitalisme, l’extractivisme, la négligence politique et l’oppression de nombreuses communautés marginalisées » (Áine Kelly-Costello, Pratima Gurung et Raven Cretney)
Des siècles d’attitudes coloniales, d’esclavage et de racisme ont fait des personness Noires les premières à mourir dans la crise climatique. Pour certain.es — celles et ceux que les État-nations jugent jetables — la crise climatique est déjà là: c’est le monde tel que l’ont construit la suprématie blanche≠blancheur et le capitalisme racial.
Les « premières lignes » sont globalement positionnés comme les premières personnes à mourir lorsque survient une crise, et les solutions « réformistes » proposées préservent toujours les systèmes qui produisent ces conditions. Notre responsabilité est de visibiliser ces processus historiques qui ont forgé l’ordre mondial actuel pour la préservation de la colonialité et de la suprématie blanche, par un refus de l’État-nation et du capitalisme racial, du colonialisme et de l’hétéropatriarcat incarnés dans ces structures.
Le tokénisme, loin d’être marginal, demeure un mécanisme central de reproduction des hiérarchies structurelles. Il fonctionne comme une forme subtile de violence structurelle : il donne l’illusion d’inclusion tout en maintenant les rapports de pouvoir qui marginalisent et réduisent au silence les personnes concernées.
« La criminologie et le système de contrôle social nous empêchent de considérer la justice comme possible au-delà des limites et des oppressions de la suprématie blanche, de l’hétéropatriarcat et du colonialisme. » (Vivianne Saleh-Hanna – Abolish Criminology)
« Il est essentiel pour les milieux progressistes de comprendre le processus d’abandon extractif/abandon organisé non seulement comme un processus à la fois national de l’État, tourné vers sa propre population, mais aussi tourné vers l’extérieur pour cibler les populations internationales, considérées elles aussi comme excédentaires. Les autorités cherchent à normaliser la ligne entre citoyenneté et exclusion, entre population excédentaire et productive, tout en séparant le surplus incurable du surplus curable afin de le récupérer pour son armée industrielle. Une base et une justification légales d’exclusion, d’extermination et d’élimination se sont développées, aux 19e et 20e, pour justifier l’abandon de ces populations excédentaires. » (Adler-Bolton and Vierkant)
« Nous devons considérer comme un problème central la production de déficiences dans les pays du Sud. Les processus de colonisation, de colonialisme et de pouvoir néocolonial ont entraîné la disparition d’un grand nombre de personnes dans les pays du Sud. Une grande partie de cela est liée à l’économie mondiale ; il s’agit du contrôle des ressources. Les personnes handicapées sont « produites » dans la violence et la guerre constamment provoquées par le Nord, directement ou indirectement, dans la lutte pour le contrôle des minéraux, du pétrole et d’autres ressources économiques – et en fin de compte, du contrôle de la terre et de la mer […] l’importance d’adopter une perspective transnationale est importante car le handicap ici « est fermement lié à l’impérialisme du Nord, à des siècles de colonisation et de mondialisation » (Helen Meekosha; Citation 2011, 671) »
« Notre travail doit se concentrer sur celles et ceux qui sont les plus touché.es, non seulement parce que c’est juste, mais parce que c’est la seule façon de transformer les structures qui nous nuisent à tous.tes. » (Mia Mingus)
« Si vos intentions de libération ne mènent pas à la justice des personnes handicapées, vous êtes vous aussi complice de la perpétuation de la violence au sein de votre propre communauté. » (Talila « TL » Lewis)
« Le colonisateur n’a pas simplement conçu un système éducatif. Il a conçu une éducation spécialement pour détruire les cultures, les systèmes de valeurs et l’apparence autochtones. » (Linda Tuhiwai Smith; Decolonizing Methodologies: Research and Indigenous Peoples)
« La lutte contre le capacitisme/validisme est la clé de toute lutte pour la justice sociale. » (Jen Deerinwater)
« On nous apprend à désirer les choses mêmes qui nous détruisent, et on nous apprend à craindre les choses mêmes qui ont le potentiel de nous libérer. Trouver la beauté dans ce qu’on nous a dit être abject ou jetable a de profondes implications. » (Alok Vaid-Menon; Crip Kinship, The Disability Justice & Art Activism of Sins Invalid)
« Si nous accordons une attention particulière aux personnes les plus touchées, les solutions que nous élaborerons nous libéreront tous.tes. » (Mariame Kaba)