Enfin un visage pour les Dénisoviens…
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Cet été, un des grands feuilletons de ces dernières années concernant l'évolution humaine semble avoir finalement connu un épilogue. Et si nous savions maintenant à quoi ressemblaient les Dénisoviens ?
Par Antoine Balzeau
Repartons quinze ans en arrière. En 2010, une équipe publie la découverte d'un nouveau groupe humain préhistorique. Le fossile en question, trouvé dans la grotte de Denisova, dans les montagnes de l'Altaï en Sibérie, n'était qu'un minuscule fragment osseux, un petit bout de phalange, impossible à décrire ou à comparer. Le vrai scoop venait de son ADN, différent de tout ce que l'on connaissait jusque-là.
Par la suite, d'autres restes ont été attribués aux Dénisoviens, mais toujours grâce à leur génome ou via leurs protéines, sans apporter d'indice concret sur leur anatomie, faute d'une préservation adaptée. Ces fossiles, datés entre 100.000 et 200.000 ans, provenaient de Sibérie, du plateau tibétain et même de Taïwan. On a aussi appris que ces humains s'étaient métissés avec les Néandertaliens et avec nous : certaines populations actuelles d'Asie et surtout d'Océanie (Mélanésiens, Aborigènes d'Australie, Papous) portent jusqu'à 6 % de leur ADN. Une découverte majeure, mais pleine de zones d'ombre.
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