Sur ordre de Catherine Vautrin, les hôpitaux doivent se tenir prêts à accueillir des milliers de soldats blessés en cas de conflit armé généralisé en Europe. « Le Canard » a mis la palme sur des documents internes demandant aux agences régionales de santé de préparer les soignants à un possible « engagement majeur ».
Macron plaide pour la fin de la guerre en Ukraine, mais y croit-il vraiment ? Son gouvernement, en tout cas, s’arme pour un conflit généralisé. Juste au cas où, bien sûr. « Le Canard » a mis la palme sur une instruction du ministère de la Santé adressée aux directeurs des agences régionales de santé le 18 juillet. Tous sont invités à se préparer, d’ici au mois de mars 2026, pour un possible « engagement majeur » – comprendre, la guerre. Garde à vous !
Sous mandat du Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale, dépendant de Matignon, le ministère de Catherine Vautrin envisage de créer des centres médicaux afin d’accueillir des patients de retour de la zone de combat. Ces centres devront être situés à proximité d’une gare routière ou ferroviaire, d’un port ou d’un aéroport pour « permettre le réacheminement vers leur nation d’appartenance » de soldats étrangers. Environ 100 troufions par jour pendant deux mois consécutifs pourront y être soignés, voire 250 patients quotidiens pendant trois jours lors de « pics d’activité ». Un vrai coup de feu.
Article paru dans le N° 5468.