Jamais avare d’une facétie, le comique Fernand Raynaud s’est amusé toute sa carrière. Sans doute un peu dissipé, il a connu beaucoup d’accrochages dans sa vie.
ゥGiovanni Coruzzi / Bridgeman Images
Le cruel destin de Fernand Raynaud, l’un des comiques préférés des Français
Chaque jour, Le Figaro raconte l’accident de voiture fatal d’une célébrité. Aujourd’hui, l’histoire de l’humoriste qui a perdu le contrôle d’une Rolls-Royce cabriolet le 28 septembre 1973, près de Riom, dans le Puy-de-Dôme.
Sortie de route
Chaque jour, Le Figaro raconte l’accident de voiture fatal d’une célébrité.
Avec Fernand Raynaud, la France avait pris l’habitude de pleurer de rire. Depuis que l’animateur Jean Nohain l’avait découvert dans un cabaret parisien, au début des années 1950, et lui avait ouvert les portes de l’émission télévisée « 36 Chandelles » puis que, ses one-man-shows déclenchaient l’hilarité, l’Auvergnat était devenu l’un des comiques préférés des Français. Son allure y contribuait beaucoup. Il enveloppait ses aventures burlesques et ses scènes potaches de grimaces, de mimes et d’un accent traînant du Puy-de-Dôme qui pouvait le faire passer pour un benêt. Le chapeau mou cachant mal une calvitie et un costume ou un manteau trop large finissaient de le faire ressembler au Français moyen. C’est bien parce qu’il tournait en dérision des situations quotidiennes que M. Tout-le-Monde pouvait rencontrer qu’il était devenu une vedette nationale. Ses sketchs où se dessinent tour à tour les portraits d’un plombier obstiné, d’un adjudant borné, d’un paysan enrichi, d’un raciste abruti…
Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 89% à découvrir.