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Cinéma

Widerberg revient en salles, c’est Bo

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Pionnier d’une «Nouvelle Vague» suédoise longtemps restée dans l’ombre du totem Bergman, le cinéaste fait l’objet d’une rétrospective en salles et d’un documentaire.
«Le Péché suédois» (1963).
«Le Péché suédois» (1963). (Malavida)
publié le 13 juin 2025 à 14h06
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A l’origine de ce qu’on appellera le nouveau cinéma suédois émergeant à l’aube des années 60, un geste fondateur : tuer le père. Sans doute était-ce une question de survie : on ne peut s’épanouir à l’ombre d’un géant – et en Suède durant ces années-là, il en était un qui prenait toute la lumière. Evoquait-on le cinéma suédois à l’international, qu’un nom, un seul, revenait sur toutes les lèvres : celui d’Ingmar Bergman. Tant pis pour les autres, éclipsés, réduits à l’insignifiance.

Jusqu’à ce qu’un jeune frondeur éreinte la statue du commandeur et le culte qui lui était rendu. Son nom : Bo Widerberg (1930-1997), alors écrivain, critique de cinéma, et qui, avant de passer lui-même derrière la caméra, lançait en 1962 un pavé dans la mare dans un recueil d’articles mordants, épinglant la médiocrité rampante des productions commerciales d’alors – parangon d’académisme inepte et inapte à rendre compte de la réalité effervescente du pays –, autant que la figure écrasante de l’illustre aîné, dont la sensualité de Monika ou de Jeux d’été l’

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