Quand la ligne C du métro sera-t-elle livrée ?
Nous avons un planning qui permet de livrer le métro en 2028. Nous sommes en pleine phase de génie civil, c’est-à-dire les gros travaux de tunnel, de viaduc et de stations, qui vont durer encore jusqu’en fin 2026. On fera ensuite des travaux d’équipement, puis des essais en 2028 pour permettre d’utiliser le métro fin 2028.
Les délais sont-ils tenus ?
Oui, nous sommes dans les temps. Il n’y a pas de retard à déplorer. On fait tout pour gommer les aléas et tenir l’objectif de 2028. Nous intégrons déjà dans notre planning des marges pour absorber les imprévus. C’est ce qui nous permet de rester confiants sur la date de livraison.
Est-il possible de visiter les chantiers ?
Oui ! L’an dernier, lors des Journées du Patrimoine, plus de 4 500 personnes ont visité quatre sites. On réitère cette année, le 20 septembre 2025, avec quatre nouveaux sites à découvrir.
Combien de personnes travaillent sur le chantier ?
Environ 2 000 compagnons sont sur le terrain, mais si on compte les sous-traitants, les ingénieurs, les bureaux d’études, etc., on monte à 4 500 personnes mobilisées sur le projet. On retrouve les métiers classiques du BTP, mais aussi des spécialités comme la topographie, la communication, ou encore les ressources humaines.
Les effondrements dans le centre-ville sont-ils liés au métro ?
Quand on creuse, il y a ce qu’on appelle la zone d’influence géotechnique, une bande d’une dizaine de mètres. On n’est évidemment pas lié à ces effondrements-là. Il peut y avoir de légers mouvements, mais qui ne sont pas préjudiciables pour les structures des bâtiments. On suit de très près la stabilité des sols, avec une surveillance continue pour garantir la sécurité.
Un trou est apparu dans un jardin privé. Est-ce fréquent ?
C’est un incident dont on cherche l’origine. En tout état de cause, nous avons mis en place énormément de suivis et d’auscultations qui nous permettent de nous assurer que les bâtis autour du chantier et au-dessus du tunnel ne bougent pas. On a une surveillance en continu par les équipes. Notre priorité c’est évidemment la sécurité des biens et des personnes en surface.
Des découvertes archéologiques ont été faites, seront-elles valorisées ?
Oui, même si elles appartiennent à l’INRAP. Nous prévoyons une exposition photo dans les maisons du métro pour les faire découvrir aux Toulousains.
Des prolongements sont-ils envisagés après Colomiers ou La Vache ?
Le Plan de Mobilité piloté par Tisséo Collectivités est en cours. Quand on construit une ligne on pense toujours à l’avenir. Des prédispositions sont prises pour de futures extensions, comme cela a été fait pour les lignes A et B.
Y aura-t-il une navette entre la station proche et la Cité de l’Espace ?
La station est positionnée au cœur du quartier, à quelques centaines de mètres du musée. Une solution de mobilité sera proposée mais n’est pas encore définie.
Pourquoi le passage entre Marengo et la gare Matabiau est-il fermé un an ?
Parce qu’on y réalise plusieurs projets en même temps : la ligne C, le réaménagement de la gare et la future Halle des Mobilités. Les infrastructures actuelles ne suffisent plus. Il faut tout reconstruire le tunnel pour permettre une interconnexion fluide. Il y a une navette qui permet de faire le transfert facilement en surface entre la station de métro et la gare.
Comment sont posés les rails et les gravats évacués ?
On commence par creuser avec un tunnelier, la terre est évacuée via un tapis roulant. Ensuite, une fois le tunnel construit, on vient mettre un plan de roulement, c’est-à-dire une dalle qui nous permet de mettre en place les rails. Et on vient, par une machine un peu particulière, positionner les rails à l’intérieur du tunnel, tout simplement.
Comment le tunnelier est-il installé ?
Il est livré en pièces détachées, puis assemblé directement dans une station, comme un grand jeu de mécano. On en utilise cinq, qui ont déjà creusé 4,5 km sur les 22 prévus.
Comment construit-on une station souterraine ?
On commence par creuser des murs profonds de 40 à 60 mètres autour du futur volume. Puis on creuse à l’intérieur en toute sécurité jusqu’à atteindre la profondeur finale.
Quelle est la taille des quais ?
Ils mesurent 50 mètres, même si les rames actuelles font 36 mètres. Cela permet d’anticiper une fréquentation qui pourrait tripler à long terme, jusqu’à 600 000 voyageurs par jour. Aujourd’hui, on prévoit qu’il y ait 200 000 personnes à la mise en service. Avoir la possibilité d’augmenter la capacité nous permet de prévoir cette ligne pour les 50 à 100 ans à venir.
Comment poser d’autres questions ?
Via l’application " Parlons Travaux" ou en contactant nos médiateurs. Une équipe de 8 personnes sillonne les quartiers pour répondre directement aux riverains. Et les Journées du Patrimoine restent un moment privilégié pour échanger.
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