«Mon char, mon choix», dit Duhaime, opposé à l’objectif zéro véhicule polluant en 2035

Le chef conservateur Éric Duhaime en conférence de presse
Photo: Karoline Boucher La Presse canadienne Le chef conservateur Éric Duhaime en conférence de presse

En matière d’électrification, c’est « mon char, mon choix », affirme Éric Duhaime, qui s’est officiellement opposé, mardi, au règlement québécois visant à interdire la vente de véhicules à essence neufs en 2035.

En conférence de presse à Québec, le chef du Parti conservateur du Québec (PCQ) a rendu public en matinée le mémoire qu’il soumettra au ministère de l’Environnement dans le cadre des consultations entourant le projet de règlement « prévoyant certaines prohibitions à l’égard de véhicules automobiles et de moteurs à combustion ». Déposé en juillet, celui-ci vise à mettre un frein à la mise en marché de voitures à essence ou hybrides dès le 1er janvier 2035.

« C’est irréaliste et ça serait irresponsable d’aller dans cette voie-là », a martelé M. Duhaime, qui était accompagné de l’ex-chef conservateur et porte-parole du parti en matière d’économie, Adrien Pouliot.

Pour appuyer son propos, M. Duhaime a lancé mardi un site Web pour accumuler les signatures de ceux qui s’opposent au règlement. Son nom : « Mon char, mon choix ».

La pétition, qui sera acheminée au ministère de l’Environnement la semaine prochaine en compagnie du mémoire conservateur, soutient notamment qu’« il y a un manque important de bornes de recharge, surtout dans les régions du Québec », et que « la demande pour les véhicules électriques diminue à l’échelle internationale ». Vouloir que l’ensemble des véhicules neufs sur les routes en 2035 soient électriques devient donc « idyllique », selon le PCQ.

« La semaine passée, j’étais à Bellechasse dans une usine. Le propriétaire est allé me montrer le stationnement de sa centaine d’employés et m’a dit : “Éric, regarde les autos qui sont ici. Trouve-m’en une qui est le prix moyen d’un véhicule électrique. Il y en a aucune. Comment mes employés vont venir travailler ?” » a dit M. Duhaime, qui propose que le marché, et pas l’État, décide de la composition du parc automobile.

Selon les données de Transports Canada, 28,3 % des voitures vendues au Québec lors du premier trimestre de 2024 étaient des véhicules zéro émission. En mars, la demande pour de nouveaux véhicules électriques se situait à plus de 79 000 pour l’année 2023-2024, contre environ 32 000 pour l’ensemble de l’année 2022-2023.

Le projet de règlement du gouvernement Legault permettra toujours aux Québécois qui le désirent de vendre leur voiture à combustion usagée. Québec prévoit par ailleurs réévaluer « la maturité du marché » vers 2030, « afin de permettre d’éventuels ajustements ».

Le gouvernement s’est fixé l’objectif de mettre deux millions de véhicules électriques sur les routes d’ici 2030. Le cadre législatif québécois oblige par ailleurs les constructeurs automobiles à accumuler des crédits carbone en vendant un certain pourcentage de véhicules zéro émission.

Les acheteurs de voitures électriques bénéficient par ailleurs d’une subvention à l’achat, nommée « Roulez vert », mais elle sera graduellement éliminée d’ici 2027.

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