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Les Podalydès, un duo au parfum d’enfance

Rencontre avec deux frères, Denis et Bruno, qui ont fait de leur complicité et de leur histoire le moteur de leurs fictions, avant la sortie du film « Les deux Alfred ».

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Publié le 15 juin 2021 à 08h30, modifié le 16 juin 2021 à 13h48

Temps de Lecture 7 min.

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Bruno et Denis Podalydès dans « Les Deux Alfred ».

Ça commence sérieux. « Le point de départ des Deux Alfred remonte à il y a plus de trente ans. Du temps où je tournais des films d’entreprise pour vivre. Dans ce monde-là, avoir des enfants n’était pas très bien vu. Je m’étais alors demandé : s’il fallait cacher l’existence des miens, comment je m’y prendrais ? » Bruno Podalydès sirote son café. Denis, son frère, lui fait face. Les Deux Alfred du titre, ce ne sont pas eux mais deux petits singes en peluche, deux doudous que le héros du film cache pour obtenir un travail.

Et puis voilà que, posant sa tasse, le réalisateur commence à faire semblant d’envoyer un texto à une baby-sitter imaginaire : « Aujourd’hui, suggère-t-il, on pourrait au contraire inventer une situation où l’on devrait s’inventer un enfant. » Denis se marre : « Ah oui, c’est bien comme idée, le mec il crée tout un personnage, et puis… » A son tour, le comédien se met à mimer… « Tu devrais garder l’idée. » Et les voilà partis. On n’est pas avec eux depuis cinq minutes que, sans même s’en rendre compte, ils plongent dans un ping-pong créatif.

Le plus étonnant, c’est qu’avec les Podalydès les lois de la gravité les amènent toujours et innocemment à la profondeur. Denis Podalydès a eu son premier enfant à 50 ans, et sa fille trois ans plus tard. « Ça me revenait beaucoup, le fait de ne pas en avoir. On me le rappelait : “Alors ? Toujours pas ?” Ça me perturbait », confie-t-il, sans changer de registre. L’enfant du film, Gabriel, est joué par son fils, Georges. Seule entorse à la réalité, les deux Alfred s’appellent Alphonse dans la vraie vie. Chez les Podalydès, entre la fiction et la vie, il n’y a que l’épaisseur d’un rideau de théâtre ou d’un écran de cinéma. « Tu serais ça, je serais ça… »

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