Pourquoi le concept de « civilisation judéo-chrétienne » est une erreur
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Enluminure du XVᵉ siècle illustrant « la Chanson de Roland ». AKG-IMAGES / ERICH LESSING
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Analyse Dans un livre décapant, l’historienne Sophie Bessis fait « l’anatomie d’une imposture » qui s’est imposée dans le débat public et sert surtout à exclure.
Dans les années 1960, on enseignait que la civilisation européenne était « gréco-latine ». C’était déjà une simplification. Mais la dire « judéo-chrétienne », comme on le fait couramment aujourd’hui, relève selon Sophie Bessis d’une erreur aux conséquences désastreuses.
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Pour le comprendre, il faut remonter en arrière. La notion de « civilisation judéo-chrétienne » – pour parler en gros de l’Europe et de l’Amérique du Nord – s’impose dans les années 1980, à mesure que la Shoah prend « une place centrale dans les mémoires collectives et les narrations publiques occidentales ». Affirmer une racine commune et instituer les juifs en partie intégrante de la civilisation de l’Occident : l’intention est louable. Sauf q…
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