Président d’honneur de la Ligue des droits de l’homme, l’avocat Patrick Baudouin, spécialiste de la justice pénale internationale est l’invité du collectif En marche pour la paix de Libourne
C’est l’un des moments les plus importants de l’action développée depuis plusieurs mois par le collectif En marche pour la paix de Libourne depuis le début de la guerre à Gaza. Il accueille ce mardi 8 avril, Patrick Baudoin, ancien président (2022-2024) de la LDH, avocat au barreau de Paris et spécialiste de la justice pénale internationale, pour une conférence-débat intitulée « Génocide, crime de guerre, crime contre l’humanité, quelles réalités ? » Entretien.
Pourquoi un tel débat aujourd’hui ?
Nous sommes dans une époque bouleversée où ce qui paraissait acquis en termes de paix, tout au moins dans certaines contrées du monde, se trouve remis en question, notamment depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie. La justice, internationale ou nationale, est un élément clé pour maintenir des relations pacifiées. Il n’y a pas de paix sans justice. Et pas de paix durable si les bourreaux jouissent d’impunité.
Vous dissociez bien les notions de crime de guerre, de crime contre l’humanité et de génocide…
Ce sont des qualifications juridiques. La notion de crime de guerre existe presque depuis toujours. Elle signifie que dans le cadre d’un conflit, que ce soit une guerre entre États ou une guerre à l’intérieur d’un État, certains actes accomplis par les forces armées ou les milices ne se situent plus dans ce qui est admissible, et sont...
Réagissez à cet article.
Pour commenter, merci de vous connecter.