L'Algérie réplique au rappel des ambassadeurs du Mali, Niger et Burkina
L’Algérie a exprimé sa « consternation » lundi après le rappel des ambassadeurs à Alger du Mali, Niger et Burkina Faso qui l’ont accusée d’avoir abattu un drone en territoire malien, et rappelé ses ambassadeurs dans ces pays ou différé leur arrivée, annonçant aussi la fermeture de l’espace aérien avec le Mali.
L’Algérie a rejeté, dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères, les « graves accusations » portées par le Mali qui affirme qu’Alger a abattu l’un de ses drones sur le territoire malien.
Selon Alger, les données radars de son ministère de la Défense « établissent clairement la violation de l’espace aérien de l’Algérie » par un drone de reconnaissance venu du Mali.
L’Algérie a dit devoir se résoudre à « appliquer la réciprocité et procéder au rappel, pour consultation, de ses ambassadeurs au Mali et au Niger et à différer la prise de fonction de son nouvel ambassadeur au Burkina Faso ». Alger a « regretté l’alignement inconsidéré du Niger et du Burkina sur les thèses fallacieuses du Mali ».
En début de soirée, le ton est monté d’un cran supplémentaire avec l’annonce par le ministère algérien de la Défense (MDN) de la fermeture immédiate de l’espace aérien algérien à tous les avions ou aéronefs, « en provenance ou à destination du Mali ». Cela inclut donc les vols commerciaux Alger-Bamako.
Les « allégations mensongères » venant de Bamako « ne dissimulent que très imparfaitement la recherche d’exutoires et dérivatifs à l’échec manifeste (d’)un projet putschiste qui a enfermé le Mali dans une spirale d’insécurité, instabilité, désolation et dénuement », a fustigé Alger.
Le MDN avait annoncé le 1er avril avoir abattu « vers minuit, à proximité de la ville frontalière de Tin-Zaouatine un drone de reconnaissance armé ayant pénétré notre espace aérien » mais n’avait pas précisé sa provenance. « Il ne s’agit pas de la première violation par un drone malien de l’espace aérien de l’Algérie mais bien de la troisième en quelques mois », selon Alger.
« Toutes les données du ministère de la Défense algérien établissent une violation de l’espace aérien de l’Algérie sur une distance de 1,6 km » dans la nuit du 31 mars au 1er avril, a précisé lundi le ministère des Affaires étrangères.
A l’opposé, selon Bamako, une enquête « a conclu avec une certitude absolue que le drone a été détruit suite à une action hostile préméditée du régime algérien ».
En conséquence, les chefs d’Etats de l’Alliance des Etats du Sahel (AES: Mali, Niger et Burkina) ont décidé de « rappeler pour consultations les ambassadeurs des Etats membres accrédités à Alger », a annoncé dimanche soir l’AES.
Selon le gouvernement malien, dirigé par des militaires depuis un double coup d’Etat en 2020 et 2021, l’épave du drone a été localisée à 9,5 kilomètres au sud de la frontière avec l’Algérie.
« Dialogue stratégique »
La junte malienne a annoncé également son retrait avec effet immédiat du Comité d’état-major conjoint (CEMOC), basé en Algérie – une alliance de forces armées du Sahel contre le terrorisme – et une plainte devant des instances internationales « pour actes d’agression ».
Les relations entre le Mali et son grand voisin du nord n’ont cessé de se dégrader ces dernières années, avec déjà un rappel réciproque d’ambassadeurs en décembre 2023 qui avait duré moins de deux mois.
Le Mali reproche à Alger d’entretenir une « proximité avec les groupes terroristes », notamment dans la région frontalière, où l’armée malienne et ses alliés russes ont subi en juillet dernier de lourdes pertes face à une rébellion à majorité touareg.
En janvier 2024, la junte malienne avait annoncé la « fin, avec effet immédiat », de l’accord de paix d’Alger, signé en 2015, longtemps jugé essentiel pour stabiliser le pays.
Le Mali est confronté depuis 2012 à une crise sécuritaire nourrie par les violences de groupes affiliés à Al-Qaïda et au groupe Etat islamique (EI), et de bandes criminelles communautaires.
Depuis sa prise du pouvoir en 2020, la junte a aussi rompu l’ancienne alliance avec la France et l’Europe pour se tourner vers la Russie, et a fait partir la mission de stabilisation des Nations Unies (Minusma).
Lundi lors d’une visite à Alger consacrant une réconciliation après une grave crise bilatérale, le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot a annoncé « un dialogue stratégique sur le Sahel » entre France et Algérie, sans donner de détails.
Une réunion des plus hauts responsables des renseignements est aussi prévue prochainement, notamment autour de la lutte anti-jihadiste.
https://fr.hespress.com/418738-lalger...
Crise Mali-Algérie: un acte hostile, et des accusations de parrainage du terrorisme
Alors que le président algérien s’efforçait d’apaiser la crise diplomatiques avec la France, un grave incident à la frontière sud a ravivé les tensions. L’abattage d’un drone malien a conduit à une escalade des tensions, révélant potentiellement une politique d’ingérence menée par le régime militaire algérien, et suscitant de vives accusations de «parrainage du terrorisme». Cet article est tiré d’une revue de presse du quotidien Al Ahdath Al Maghribia.
Alors même que le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, s’entretenait avec Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, dans une tentative de désamorcer la crise qu’il avait lui-même engendrée, un nouveau front s’est ouvert au sud du pays qu’il dirige.
Un incident qui révèle la politique d’ingérence menée par le régime algérien dans les affaires intérieures des nations souveraines, rapporte Al Ahdath Al Maghribia de ce mardi 8 avril 2025.
En effet, «une démarche concertée a vu trois pays de la région du Sahel rappeler conjointement leurs ambassadeurs à Alger, en signe de condamnation suite à l’acte d’abattage d’un drone de l’armée malienne survenu sur le territoire de ce pays», écrit le quotidien.
Les nations, réunies «sous la bannière de l’«Alliance des États du Sahel» ont dénoncé cet acte d’agression comme étant «irresponsable» et constitutif d’une violation flagrante du droit international», précise Al Ahdath Al Maghribia.
Le Premier ministre du Mali, le général Abdoulaye Maiga, a réfuté avec véhémence les allégations algériennes, selon lesquelles le drone aurait violé son espace aérien, sur une distance de 2 kilomètres.
Il a souligné que cet incident reflète le fait que le «régime algérien parraine le terrorisme».
Les forces armées maliennes ont «immédiatement diligenté une enquête afin de déterminer les causes exactes de cet incident», et ont promis «une transparence totale dans le partage de ses conclusions avec l’opinion publique».
Cette position a été confirmée par les autorités maliennes qui ont déclaré, dans un communiqué, que «l’enquête a révélé que l’aéronef a été détruit à la suite d’une action hostile dans une région située à 9,5 kilomètres de la frontière entre les deux pays», relaie le quotidien.
Le Mali a exprimé sa plus «vive condamnation de cet acte gravissime», alors que dans le même temps, l’Algérie a décidé d’observer un silence assourdissant, devant les accusations maliennes.
Le régime algérien n’a en effet publié aucune communication officielle, suite au démenti de sa version des faits, le mettant en cause dans cet acte hostile envers un pays voisin.
Dans son communiqué au ton acerbe, suivi de sa décision de rappeler son ambassadeur en coordination avec ses alliés sahéliens, le Mali dénonce des allégations du régime algérien, accusé de chercher «à se forger un nouvel ennemi extérieur», explique Al Ahdath Al Maghribia.
Selon le quotidien, il est clair que «ce prétexte fallacieux risque d’ouvrir un nouveau front de tension à sa frontière sud, exposant ainsi l’Algérie à la réprobation de la communauté internationale».
Cette situation révélera également ses tentatives de saper la sécurité et la stabilité de la région, «que le monde s’efforce d’établir alors que le Sahel est déjà fragilisée par la présence de groupes terroristes, qui cherchent à y propager le chaos», estime Al Ahdath Al Maghribia.
Le régime militaire algérien semble également chercher à exacerber les tensions au Mali, et dans la région du Sahel, en parallèle avec l’initiative menée par le Royaume du Maroc, en sa qualité de président du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, visant à réintégrer les pays du Sahel.
Cette initiative, qui s’inscrit «dans la stratégie globale menée par le Royaume sur le continent africain, et en particulier au Sahel, vise à transformer cette région en un havre de paix, de sécurité et de progrès», écrit Al Ahdath Al Maghribia, confortant par là des idées professées par le Think tank britannique Royal United Services Institute (RUSI), spécialisé dans les questions de défense et de sécurité.
Le RUSI avait insisté sur «le rôle crucial joué par le Royaume dans le renforcement de la sécurité et la promotion du progrès dans la région du Sahel, le qualifiant de «partenaire stratégique»», relaie le quotidien.
Un témoignage édifiant, ajoute Al Ahdath Al Maghribia, à propos de «l’engagement du Royaume du Maroc et ses initiatives dans cette région, qui ne semblent pas agréer au régime militaire algérien, lequel chercherait à les saborder, en accusant le Mali d’une tentative d’agression, dans le but de provoquer un conflit entre les deux pays».
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CAN U17. Qualifié pour la Coupe du monde, le Maroc en quarts de finale 👏👏🇲🇦🇲🇦
L'équipe nationale du Maroc des moins de 17 ans affrontera son homologue sud-africaine en quarts de finale de la Coupe d'Afrique des Nations de football (CAN) de la catégorie, organisée jusqu'au 19 avril au Maroc.
Ce match se jouera jeudi prochain (20h00) au Stade El Bachir à Mohammedia.
La sélection marocaine s’est qualifiée pour les quarts de finale de cette compétition continentale, en s'imposant, dimanche au Stade El Bachir, contre son homologue tanzanienne sur le score de 3-0, pour le compte de la troisième journée du groupe A.
Cette qualification en quarts des Lionceaux de l'Atlas est également synonyme de billet validé pour la prochaine Coupe du monde U17 qui se jouera au Qatar.
L'équipe marocaine a terminé la phase de poules en tête de son groupe, avec 7 points, dépassant au goal average la Zambie, qui a décroché aussi une place en quarts de finale ainsi qu'au Mondial.
La Zambie sera opposée en quarts au Burkina Faso, jeudi prochain (17h00) au Stade Larbi Zaouli à Casablanca.
https://lobservateur.info/article/114...
Debunk. Pourquoi Maâti Monjib est frappé d’une interdiction de quitter le territoire national
L’interdiction de voyage de l’universitaire Maâti Monjib est une mesure liée à une enquête judiciaire à son encontre pour blanchiment de capitaux, précise Zouhair Lahrach, premier substitut du procureur du Roi près le tribunal de première instance de Rabat. Voici ses explications.
Des réseaux sociaux et des sites électroniques ont véhiculé des allégations au sujet de l’interdiction de quitter le territoire national dont l’universitaire Maâti Monjib fait l’objet, comprenant une série d’informations contradictoires sur les causes de cette interdiction et ses fondements réels et juridiques. Dans cet entretien, Zouhair Lahrach, premier substitut du procureur du Roi près le tribunal de première instance de Rabat, pour présenter des éclaircissements sur cette affaire.
Le360: Quelles sont les raisons derrière l’interdiction de voyage de Maâti Monjib?
Zouhair Lahrach: Toutes les allégations trompeuses au sujet de cette affaire n’ont aucun lien avec la réalité. Et je tiens à affirmer qu’elle n’est guère motivée par son activité politique ou académique ni par son exercice de l’un des droits qui lui sont garantis par la loi.
Il s’agit, par contre, du fait qu’il est soupçonné d’avoir commis un acte incriminé et sanctionné par la loi relative au blanchiment de capitaux, les investigations ayant démontré que l’intéressé a reçu d’importants virements de l’étranger, de même qu’il s’est avéré qu’il est propriétaire de plusieurs biens immobiliers ayant fait l’objet de déclarations de soupçon en vertu de l’article 18 de la loi 43-05.
Par conséquent, le Parquet a ordonné une enquête préliminaire à ce sujet, et après la fin des procédures y afférentes, l’intéressé a été déféré devant le procureur du Roi près le tribunal de première instance de Rabat, qui a décidé de présenter une requête demandant une instruction à son encontre pour soupçon d’avoir commis des actes qui constituent un crime de blanchiment de capitaux, en vertu des articles 574-1, 574-2 et 574-3 du Code pénal.
Je tiens ici à expliquer que le pouvoir judiciaire, soucieux d’établir la vérité, veille par tous les moyens juridiques disponibles à achever les procédures d’instruction, surtout que celles-ci sont liées à des commissions rogatoires internationales adressées à l’étranger et que les résultats qui seront obtenus de ces procédures exigent la présence de l’intéressé pour y être confronté et d’enquêter avec lui de manière détaillée sur leurs conclusions.
S’appuyant sur cette enquête préliminaire ordonnée par le Parquet, à quel stade se trouvent les investigations concernant cette affaire et quel est le fondement juridique pour l’interdiction de voyage?
L’affaire de l’intéressé est toujours en cours d’examen par le juge d’instruction, qui a décidé la fermeture des frontières à son encontre et le retrait de son passeport, conformément à l’article 142 du Code de procédure pénale, dont le deuxième alinéa stipule qu’il est possible «pour nécessité d’enquête, d’ordonner la fermeture des frontières et le retrait du passeport afin de garantir la non-fuite de l’accusé durant toute la période de l’enquête», et ce, contrairement aux fausses informations véhiculées sur le fondement juridique de l’interdiction de voyage visant l’intéressé.
L’article précité accorde au juge d’instruction la possibilité d’émettre l’ordre susmentionné durant toute la phase de l’instruction préparatoire, sans que cela soit associé à un délai légal ou limité à une durée déterminée, et sans qu’il soit soumis aux dispositions de l’article 160 du Code de procédure pénale, tel que cela a été avancé par l’intéressé, sachant que ce dernier et sa défense ont le plein droit d’engager les procédures qui lui sont garanties par la loi concernant le recours contre ces décisions devant les instances judiciaires compétentes, au lieu de véhiculer des allégations trompeuses.
Cette affaire est-elle liée à la grâce royale dont a bénéficié l’intéressé?
Je tiens de prime abord à affirmer que l’intéressé jouit de toutes les garanties du procès équitable, et comme je l’ai assuré auparavant, le pouvoir judiciaire veille à achever avec célérité les procédures d’enquête.
L’attachement au principe de primauté de la loi exige, avant tout, le respect du pouvoir judiciaire et des mesures légales en vigueur, qui sont appliquées et prises à l’encontre de l’ensemble des suspects sans exception aucune, au lieu de véhiculer des allégations dénuées de tout fondement juridique dans l’objectif d’influer de manière illégitime sur le cours d’une affaire toujours soumise à la justice.
S’agissant de la grâce royale dont a bénéficié l’intéressé, elle n’est pas en lien avec l’affaire objet de l’action publique en cours à son encontre pour délit de blanchiment de capitaux devant la Chambre d’instruction, avec tout ce que cela implique en termes de garantie du secret, sachant que le crime de blanchiment de capitaux, objet de la procédure d’instruction préparatoire en cours visant l’intéressé, constitue un crime indépendant du crime initial relatif à des revenus criminels et n’en relève pas de par son fondement juridique, contrairement aux contrevérités véhiculées à ce propos.
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Droits de douane de Trump: lundi noir sur les Bourses asiatiques, le pétrole au plus bas en 4 ans
Paniquées par l’offensive douanière américaine, les Bourses en Asie ont dévissé ce lundi, et les places européennes et celle de Wall Street s’orientent vers un nouveau plongeon. Quant au cours du pétrole, elles se sont enfoncés à leur plus bas niveau depuis l’année 2021.
Les Bourses en Asie ont dévissé ce lundi 7 avril, tandis que les places européennes et Wall Street s’orientaient vers un nouveau plongeon, dans des marchés paniqués par l’offensive douanière par Donald Trump et les représailles chinoises. Les cours du pétrole, eux, se sont enfoncés de 4% à des niveaux plus vus depuis quatre ans.
À la Bourse de Tokyo, l’indice vedette Nikkei a clôturé en chute de 7,82% à 31.136,58 points. À Séoul, l’indice Kospi a fini en baisse de 5,57%, et un peu plus tôt, Sydney avait clôturé en repli de 4,2% et Taïwan sur un plongeon de 9,7%. Vers 06H30 GMT, l’indice Hang Seng à Hong Kong continuait de dévisser (-11,8%), peu après avoir lâché plus de 13%. L’indice composite de Shanghai perdait quant à lui 8,30% et celui de Shenzhen 11,16%.
Après une première salve de 10% de droits de douane américains planchers, qui ont pris effet samedi, des majorations s’appliqueront dès ce mercredi à des dizaines de pays, dont la Chine (avec une surtaxe montant à 34%), le Japon (24%), la Corée du Sud (25%) ou encore le Vietnam (46%).
Les marchés financiers restent paniqués par les conséquences économiques d’une telle offensive protectionniste américaine et redoutent une escalade: Pékin a répliqué par des surtaxes douanières de 34% ciblant les produits américains.
«Une guerre commerciale mondiale»
«Le risque d’une guerre commerciale mondiale à grande échelle s’accroît. L’impact négatif et l’incertitude pèseront sur l’économie mondiale en réduisant les échanges et les investissements», prévient Lloyd Chan, analyste de MUFG.
Avec l’annonce de la Chine, «il est clair qu’il s’agit d’une guerre économique brutale», commente Stephen Innes, de SPI Asset Management. «Il ne s’agit plus seulement d’un conflit commercial, mais d’une refonte systémique de l’ordre économique mondial» dont les règles «sont en train d’être démantelées en temps réel», s’alarme-t-il.
Les groupes liés aux semiconducteurs, plombés par les risques de désorganisation des chaînes de production électronique à travers l’Asie, continuent de plonger, dont Advantest (-11%) et Sumco (-15,8%) à Tokyo, et TSMC (-9,98%) à Taipei. Fournisseurs et sous-traitants d’Apple, qui produit ses smartphones en Asie, étaient aussi attaqués, à l’image du taïwanais Foxconn (-10%).
«Il y a une part de panique (...) les fonds vendent à la baisse pour lever des fonds, et les représailles de la Chine ont accru le risque, une dévaluation du yuan étant désormais envisagée», au risque d’alimenter la volatilité, indique Sat Duhra, de Janus Henderson Investors, cité par Bloomberg.
Vers un nouveau plongeon à Wall Street
Les contrats à terme portant sur le Dow Jones et l’indice élargi S&P 500 décrochaient, signe que l’effondrement de la semaine dernière risque de se poursuivre. «Jusqu’à présent, l’équipe de Trump ne recule pas (...) Il est clair que Washington utilise les difficultés du marché comme un levier» pour négocier, «et non comme un signal les encourageant à changer de cap», indiquait Stephen Innes.
Dans le sillage des places asiatiques, les Bourses européennes ont ouvert en chute libre ce lundi. Dans les premiers échanges, la Bourse de Francfort dévissait de 7,86% après avoir brièvement chuté de plus de 10%. La Bourse de Paris dégringolait de 6,19%, Londres de 5,83%, Milan de 2,32% et la Bourse suisse de 6,82%.
Les cours du pétrole étaient également en chute libre. Vers 06H30 GMT le baril de pétrole américain WTI lâchait 4% à 59,51 dollars, reculant sous les 60 dollars pour la première fois depuis avril 2021. Il a perdu plus de 16% depuis mercredi. Le baril de Brent de la mer du Nord cédait 3,84% à 63,04 dollars.
«Le moral du marché s’est effondré face aux craintes croissantes que la guerre commerciale n’entraîne une récession de l’économie mondiale et un ralentissement de la demande pétrolière», observe Giovanni Staunovo, analyste de UBS. Les pays producteurs de l’Opep+ ont par ailleurs indiqué qu’ils annulaient leurs réductions de production prévues pour mai.
Or stable, Bitcoin en recul
Signe d’un mouvement violent d’aversion au risque, les taux des obligations d’État américaines et japonaises à dix ans fléchissent, reflétant une forte demande. La devise japonaise, jugée sûre, bondissait de 1,13% face à un billet vert affaibli, à 145,26 yens pour un dollar.
L’or, valeur refuge par excellence, se stabilisait (-0,4% à 3.025 dollars l’once) mais restait non loin de ses records de jeudi. À l’opposé, le bitcoin, actif très spéculatif, chutait de 5,3% à 74.644 dollars en fin d’échanges asiatiques. Il a chuté de plus de 10% depuis l’annonce des droits de douane américains la semaine dernière et de 30% depuis son pic historique de janvier.
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Alger: Le syndrome des « joues giflées »?
Les taloches leur pleuvent dessus comme giboulées en mars. Lundi 31 mars 2025, Jean-Noël Barrot a apporté un démenti formel aux allégations délirantes de la machine à produire des bulles de savon en réaffirmant, tout de go, la reconnaissance, par son pays, de la souveraineté du Maroc sur son Sahara. Le 2 avril 2025, c’est au tour du MAE espagnol, José Manuel Albares, de passer à la sulfateuse “certains qui se basent sur de prétendus principes pour maintenir l’impasse” sur le conflit cinquantenaire et néanmoins artificiel créé autour de nos chères Provinces du sud. “Il me semble extrêmement irresponsable le fait de s’asseoir sur de prétendus principes pour maintenir le blocage. Pendant combien de temps encore? 100 ans? 200 ans? Notre position sur le Sahara, consignée dans la déclaration hispano-marocaine, est bien connue”, a-t-il déclaré sur les ondes de l’émission “Cafetera” de Radiocable.
En moins d’une semaine, la « République militaire des Bouffons » aura essuyé une cinglante paire de gifles de la part de deux Etats européens, et non des moindres: La France, pays membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, du G7 et de l’Otan, et l’Espagne, qui connaît bien les ressorts cachés du dossier. On vous laisse le soin de consulter la liste des 18 autres Etats européens ayant exprimé, sans ambages, leur soutien au plan d’autonomie sous souveraineté marocaine; des consulats généraux africains, arabes et latino-américains ouverts à Dakhla et à Laâyoune, ces deux cités emblématiques qui tiennent lieu de véritable quartier diplomatique … sans compter évidemment la reconnaissance, par les Etats-Unis, de la marocanité du Sahara, actée le 10 décembre 2020.
Tout compte fait, 113 pays membres de l’ONU sont déjà aux côtés du Maroc et ce n’est pas tout. Bien d’autres rallieront bientôt la position du Royaume. Vous le saurez le moment venu…
Combien de gifles faut-il donc au régime grabataire pour se réveiller de ses rêves?
Dur, dur, sera le réveil !
https://lecollimateur.ma/181054
Sahel: le Mali, le Niger et le Burkina Faso rappellent leurs ambassadeurs en Algérie
Le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont annoncé le rappel de leurs ambassadeurs respectifs en Algérie. Bamako a également annoncé plusieurs autres mesures, dont une plainte devant des instances internationales «pour actes d’agression». Les autorités algériennes n’ont pas réagi dans l’immédiat.
Le Mali et ses alliés du Niger et du Burkina Faso ont annoncé dimanche 6 avril le rappel de leurs ambassadeurs respectifs en Algérie, qu’ils ont accusée d’avoir abattu fin mars un drone de l’armée de Bamako en territoire malien.
Le 1er avril, Alger avait dit avoir abattu un drone de reconnaissance armé qui avait pénétré son espace aérien. À la suite d’une enquête, le Mali a «conclu avec une certitude absolue que le drone a été détruit suite à une action hostile préméditée du régime algérien», a affirmé dans un communiqué le ministère malien des Affaires étrangères.
«Le collège des chefs d’État de l’AES (Alliance des États du Sahel) décident de rappeler pour consultations les ambassadeurs des États membres accrédités à Alger», ont annoncé les trois pays dans un communiqué commun. Les autorités algériennes n’ont pas réagi dans l’immédiat.
Selon le gouvernement malien, l’épave du drone a été localisée à 9,5 kilomètres au sud de la frontière avec l’Algérie. «La distance entre le point de rupture de liaison avec l’appareil et le lieu de localisation de l’épave est de 441 mètres. Ces deux points sont tous situés sur le territoire national», dit le communiqué, ajoutant que l’aéronef «est tombé à la verticale, ce qui, probablement, ne peut s’expliquer que par une action hostile causée par des tirs de missiles sol-air ou air-air».
«Face à la gravité de cet acte d’agression inédit», le Mali «condamne avec la dernière rigueur cette action hostile, inamicale et condescendante des autorités algériennes», poursuit le document.
Le pouvoir malien a par ailleurs annoncé plusieurs mesures de protestation contre Alger, notamment la convocation de l’ambassadeur algérien à Bamako, le retrait avec effet immédiat du Comité d’état-major conjoint (CEMOC) -une alliance de plusieurs forces armées du Sahel pour lutter contre le terrorisme-, et une plainte devant des instances internationales «pour actes d’agression».
Fin de l’Accord d’Alger
Ce contentieux est le dernier en date entre le Mali et son grand voisin algérien, dont les relations n’ont cessé de se dégrader ces dernières années. Les deux pays avaient déjà rappelé leurs ambassadeurs respectifs à la suite d’une brouille en décembre 2023. Le Mali reproche à l’Algérie d’entretenir une «proximité avec les groupes terroristes», notamment dans la région frontalière, où l’armée malienne et ses alliés russes ont subi fin juillet de lourdes pertes.
Fin janvier 2024, la junte malienne avait annoncé la «fin, avec effet immédiat», de l’accord de paix d’Alger, signé en 2015. Cet accord a longtemps été considéré comme essentiel pour stabiliser le pays, confronté depuis 2012 à une crise sécuritaire nourrie par les violences de groupes affiliés à Al-Qaïda et au groupe Daech, et de bandes criminelles communautaires.
Depuis leur prise du pouvoir en 2020, les militaires maliens ont, outre l’accord de paix d’Alger, rompu l’alliance ancienne avec la France et ses partenaires européens pour se tourner vers la Russie et ont fait partir la Minusma, la mission de stabilisation des Nations unies au Mali. Le Mali a ensuite formé en 2023 l’Alliance des États du Sahel (AES) avec le Niger et le Burkina Faso.
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Bonjour, Je vous souhaite une excellente semaine Inshallah ! 🌹🇲🇦
" L'homme fort dit : je suis. Et il a raison. Il est. L'homme médiocre dit également : je suis. Et lui aussi a raison. Il suit. "
Victor Hugo
AÏD MOUBARAK SAID
Qu'Allah swt vous bénisse, accepte votre jeûne, vos prières et toutes vos invocations.
Qu'il vous comble de tous ses bienfaits,
Amine y'a Rabi El Alamine
Tebboune sous ultimatum
Dans tous les cas, c’est fatal, Tebboune sera discrédité. Céder à un ultimatum, c’est baisser pavillon -pour ne pas dire baisser autre chose…
Il y a quelques jours, très précisément mercredi dernier, le Premier ministre français, François Bayrou, a annoncé que Paris allait demander à Alger que soit réexaminée la totalité des accords qui lient les deux pays. Il s’agira surtout de vérifier qu’ils sont effectivement exécutés, qu’ils ne sont pas devenus de simples vœux pieux.
Et si l’Algérie fait la sourde oreille ou refuse officiellement d’appliquer lesdits accords, en particulier si elle continue de refuser de reprendre sur son sol les milliers de délinquants, criminels et terroristes algériens qui se trouvent en France, alors les accords seront ‘réexaminés’ unilatéralement par la France -c’est-à-dire probablement «dénoncés», c’est-à-dire annulés.
Il faut souligner que lesdits accords avantagent injustement les Algériens par rapport aux autres étrangers. Par exemple, un Algérien qui se trouve en France depuis trois ans peut obtenir un titre de séjour de dix ans, contre cinq ans de résidence pour les autres étrangers. Les accords facilitent également le regroupement familial et octroient la liberté d’établissement aux commerçants algériens. Ces derniers en usent et abusent (n’importe qui peut se dire commerçant)…
Mais voici le plus intéressant: Bayrou a signifié à Tebboune et sa bande qu’ils avaient un délai de six semaines pour s’exécuter. Six semaines -pas un jour de plus. Dans toutes les langues du monde, cela s’appelle un ultimatum.
Céder à un ultimatum, c’est baisser pavillon -pour ne pas dire baisser autre chose…
«Quand j’en entends un se vanter de son “nif”, j’ai envie de lui réciter la tirade de Cyrano. “Moi, monsieur, si j’avais un tel nez, il faudrait sur-le-champ que je me l’amputasse!”»
Or, les vieilles ganaches galonnées qui manipulent leur marionnette Tebboune, et la marionnette elle-même, ne cessent de nous rebattre les oreilles de ce mot: le nif. «Le nez» est censé symboliser leur sens de l’honneur (hypertrophié), leur orgueil (de lama hautain) et leur fierté (mal placée).
On ne peut pas discuter deux minutes avec ces gaillards irascibles sans qu’ils s’énervent et vous parlent de leur nif. Gare! Ça va cogner! Faut m’respecter! Faut respecter mon nif!
Il y a des milliards d’êtres humains sur Terre, mais on dirait qu’ils sont les seuls à disposer d’un appendice nasal. Quand j’en entends un se vanter de son nif, j’ai envie de lui réciter la tirade de Cyrano. «Moi, monsieur, si j’avais un tel nez, il faudrait sur-le-champ que je me l’amputasse!»
Et voici qu’une occasion en or se présente pour prouver au monde pâmé d’admiration que Tebboune et compagnie ont vraiment un nif. Imaginez: un ultimatum, oui, monsieur, un ultimatum…
De deux choses l’une.
Soit Tebboune et son gang baissent leur… pavillon et ils ne pourront plus jamais se gargariser avec leur nif -ce qui constitue d’ailleurs un exploit du point de vue anatomique.
Soit ils lèvent le nez au ciel, arrogants, et ne répondent pas à Bayrou et c’en sera fini des avantages exorbitants obtenus par Alger pour ses ressortissants, on ne sait pourquoi, dans les années 60. Les Algériens deviendraient des étrangers comme les autres, avec les mêmes droits et les mêmes devoirs. Bye bye, les passe-droits.
Dans les deux cas, c’est fatal, Tebboune sera discrédité.
Si tant est qu’il jouisse du moindre crédit auprès de quiconque.
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La reconnaissance par la Syrie de la marocanité du Sahara est imminente
Le Maroc a été l’un des premiers pays à avoir félicité le nouveau régime syrien. Mais en raison de la complexité du contexte dans la région, il faudra du temps avant que le pays ne se prononce clairement sur la souveraineté du Royaume sur son Sahara. Une revue de presse de l’hebdomadaire Al Ayyam.
Dès sa prise de pouvoir à Damas, le Souverain a adressé ses félicitations au nouvel homme fort de la Syrie. Cependant, en tenant compte de la complexité de la région et du nombre d’acteurs impliqués, y compris les grandes puissances, le Maroc a choisi la prudence jusqu’à ce que les positions des uns et des autres soient clarifiées. Et ce, bien que le Maroc ait toujours fait preuve de constance dans sa solidarité avec le peuple syrien et la défense de la souveraineté nationale.
«Le message de félicitations du Souverain à Ahmed Acharâa et l’appel téléphonique du ministre des Affaires étrangères à son homologue syrien soulignent la nécessité de ne pas agir précipitamment et de coordonner les positions avec les alliés, en particulier les États-Unis et les pays du Golfe, afin de prendre des décisions réfléchies et plus précises», affirme Abdelhafid Oualalou, président de l’Institut marocain des relations internationales, dans un entretien accordé à l’hebdomadaire Al Ayyam parus dans son édition en kiosque.
«Ce message royal indique que les accords progresseront favorablement, bien que cela nécessite du temps et des clarifications de la part de la nouvelle administration», poursuit-il. Qu’en est-il de la possibilité que les nouveaux dirigeants syriens modifient leur position concernant le conflit au Sahara?
Selon le spécialiste des relations internationales, «il est essentiel que la Syrie clarifie sa position concernant l’intégrité territoriale du Maroc avant que la diplomatie marocaine ne définisse une position plus précise et que l’ouverture d’ambassades, à Damas ou à Rabat, ne devienne une réalité».
La nouvelle vision du Royaume, qui conditionne ses relations avec les autres nations à la reconnaissance de son intégrité territoriale, rend cette situation évidente. Il est notoire que l’ancien régime syrien apportait son soutien aux thèses séparatistes, et ce, à tous les niveaux: politique, diplomatique et militaire, rappelle Abdelhafid Oualalou.
Personne ne conteste d’ailleurs, poursuit-il, la participation de soldats algériens et de mercenaires du Polisario à la répression du peuple syrien aux côtés de Bachar Al Assad. Aujourd’hui, «l’Algérie demande à Acharâa de lui livrer ces militaires et mercenaires, ce qu’il a refusé malgré l’envoi de son ministre des Affaires étrangères à Damas, preuve que la Syrie ne permettra plus à l’Algérie d’interférer dans ses affaires», note-t-il.
Quant au Maroc, poursuit le spécialiste, depuis le déclenchement de la révolution, «il n’est jamais intervenu dans les affaires syriennes, au même titre qu’il refuse que quiconque intervienne dans les siennes et exige qu’on respecte son intégrité territoriale».
Or, sous Hafed Al Assad, la Syrie a tenté de déstabiliser le Maroc en embrigadant des ressortissants marocains pour les remonter contre le régime monarchique, ce qui a conduit à des tensions entre les deux pays.
Aujourd’hui, tout a changé, note Abdelhafid Oualalou dans cet entretien. La nouvelle situation en Syrie nous dicte «de lui donner le temps nécessaire pour clarifier sa position sur la marocanité du Sahara».
Le spécialiste des relations internationales est convaincu que cette position renforcera la vision marocaine visant à tourner la page de l’ancien régime. Il estime que ce n’est qu’une question de temps et que Damas ne répétera pas les erreurs du passé.
D’autant plus, note le président de l’IMRI, que la priorité de la Syrie aujourd’hui est la levée des sanctions économiques imposées par les États-Unis et les Nations unies au régime de Bachar Al Assad, la réconciliation interne et la récupération de son siège au sein de la Ligue arabe. Le président Acharâa devra relever d’importants défis avant la fin des quatre années de transition, qui seront suivies d’élections législatives et présidentielles.
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Le Maroc assure la présidence du Conseil de paix et de sécurité de l’UA pour le mois de mars
Le Maroc assure à partir de samedi la présidence du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) pour le mois de mars, une présidence qui s’inscrit dans la continuité des engagements du Royaume pour une Afrique pacifique, stable et prospère.
En effet, il s’agit de la quatrième fois que le Royaume accède à la présidence de cet organe clé de l’organisation panafricaine, après celles de février 2024, octobre 2022 et septembre 2019, illustrant une consécration des efforts de la diplomatie marocaine au niveau du continent sous le leadership visionnaire de Sa Majesté le roi Mohammed VI.
À l’instar des précédentes, la présidence du Maroc du CPS de l’UA pour le mois de mars sera guidée par la vision royale de l’action africaine commune qui place les nobles causes de l’Afrique et les intérêts vitaux du citoyen africain au cœur de l’agenda panafricain.
La présidence marocaine de cet organe décisionnel de l’organisation panafricaine intervient dans un contexte où l’Afrique fait face à des défis sécuritaires croissants, exacerbés par la sécheresse, les épidémies et la prolifération de l’extrémisme violent dans le continent. Ce qui nécessite des réponses innovantes et globales dans le cadre de l’approche basée sur le Nexus Paix, Sécurité et Développement, entérinée par la Déclaration de Tanger que les chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine ont adoptée en février 2023.
Plusieurs questions et thématiques d’une grande importance pour le continent seront examinées lors de la présidence marocaine pour ce mois de mars, entre autres, «Le changement climatique: les défis pour la paix et la sécurité en Afrique», «La déradicalisation comme levier dans la lutte contre l’extrémisme violent en Afrique» et l’Agenda «Femmes, paix et sécurité en Afrique».
Le CPS de l’UA tiendra également, sous la présidence du Maroc, une consultation informelle avec le Burkina Faso, le Gabon, la Guinée, le Mali, le Niger et le Soudan dans l’objectif d’accélérer le retour de ces pays à l’institution panafricaine.
En outre, une réunion ministérielle sur «L’Intelligence artificielle (IA) et son impact sur la paix, la sécurité et la gouvernance en Afrique» est prévue durant cette présidence, thématique qui sera examinée pour la première fois par le CPS à l’initiative du Maroc.
Il s’agit de la 3ème présidence du Maroc de cet organe décisionnel de l’Union africaine durant son second mandat de trois ans 2022-2025 (octobre 2022, février 2024 et mars 2025).
À rappeler que durant son premier mandat de 2018-2020, le Royaume a également présidé le CPS de l’UA en septembre 2019.
En février 2024, la présidence du Maroc du CPS de l’UA a mis l’accent sur le renforcement du dialogue et de la coopération en Afrique, l’approche multidimensionnelle dans le maintien de la paix, le renforcement de la coopération continentale et internationale, les questions humanitaires et le partage de l’expérience marocaine.
Durant sa présidence du CPS, «le Maroc a en outre renforcé sa position en tant que leader africain engagé pour la paix, la sécurité et le développement durable, mettant l’accent sur l’importance des principes du dialogue, du bon voisinage, de la diplomatie préventive, du respect de la souveraineté des États et de leur intégrité territoriale, tout en combinant la sagesse diplomatique et l’innovation, dans le but de contribuer à un avenir plus stable et prospère pour l’Afrique», avait notamment souligné l’ambassadeur représentant permanent du Royaume auprès de l’UA et la CEA-ONU, Mohammed Arrouchi.
En octobre 2022, la présidence marocaine du conseil a été marquée par l’organisation de plusieurs réunions d’une grande importance pour le continent africain.
Il s’agit de deux réunions ministérielles consacrées aux thématiques «Le développement et la déradicalisation comme leviers pour lutter contre le terrorisme et l’extrémisme violent» et «Dérèglement climatique, paix et sécurité: renforcer la résilience et l’adaptation pour la sécurité alimentaire dans les États insulaires africains».
En plus de ces deux importantes réunions, la présidence marocaine a été marquée par d’autres actions, touchant, entre autres, la situation sécuritaire inquiétante en Afrique, la lutte contre le terrorisme avec un focus sur l’approche globale et intégrée du Maroc, conformément aux hautes orientations du roi Mohammed VI, outre les changements climatiques, la sécurité alimentaire et la mise en œuvre des initiatives de la COP 22.
Au cours de sa présidence du CPS, le Maroc a abrité la première conférence politique de l’Union africaine, à Tanger, du 25 au 27 octobre 2022, portant sur «La promotion du Nexus Paix, Sécurité et Développement, perspective d’une intégration régionale».
Cette approche holistique devient un référentiel confirmé dans la gestion des situations de paix, de sécurité et de développement sur le continent. Conformément à la vision royale, le Maroc demeure engagé résolument dans l’action africaine commune pour servir les causes nobles de l’Afrique et les intérêts vitaux du citoyen africain en matière de paix, de sécurité et de développement.
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Omar Hejira et son homologue égyptien s’accordent pour que l’équilibre de la balance commerciale entre les deux pays soit atteint
Le renforcement des échanges commerciaux entre le Maroc et l’Egypte a été au centre d’un entretien entre le secrétaire d’État auprès chargé du commerce extérieur, Omar Hejira et du ministre égyptien de l’investissement et du commerce extérieur, Hassan Al-Khatib.
Lors de cette entrevue, les deux parties ont discuté des moyens de renforcer plus les relations commerciales et de dynamiser les partenariats économiques et commerciaux.
À cette occasion, M. Hejira a indiqué, dans une déclaration à la presse, que lors de cette entrevue « nous avons passé en revue les chiffres des échanges commerciaux et les actions à mettre en œuvre pour alléger le déficit commercial enregistré par le Maroc.
Il a relevé la forte volonté de la partie égyptienne d’organiser une mission au profit des exportateurs marocains vers l’Egypte afin de nouer des partenariats pour renforcer les exportations, à leur tête l’automobile qui a connu une baisse durant la dernière période.
« Dans le cadre de ces échanges commerciaux, d’autres produits seront priorisés pour renforcer les exportations marocaines en Egypte », a affirmé M. Hejira.
De son côté, Al-Khatib a souligné que cette entrevue a porté sur les échanges commerciaux et les moyens de les renforcer davantage pour atteindre un équilibre de la balance commerciale entre les deux pays.
« On a discuté des actions et mesures concrètes à mettre en œuvre, dont le suivi sera assuré par les deux parties », a-t-il indiqué.
Et d’affirmer que « les produits marocains ne sont pas interdits et que le marché égyptien reste ouvert aux exportations marocaines ».
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France- Algérie 🍿🍿
L'Algérie dit non aux "ultimatums et menaces" de la France
Les frictions entre la France et l’Algérie ne font que s’intensifier. Suite à la décision de Paris de réévaluer l’ensemble des accords unissant les deux pays, Alger, furieuse, a réagi en déclarant qu’elle « rejette catégoriquement les ultimatums et les menaces » de l’Hexagone. Par ailleurs, elle a également annoncé son intention d’appliquer « une réciprocité stricte et immédiate à toutes les restrictions apportées aux mobilités entre l’Algérie et la France ». C’est ce qu’a affirmé jeudi le ministère algérien des affaires étrangères.
Mercredi, la France a annoncé qu’elle envisage de remettre en question les accords qui régulent les conditions de séjour, de circulation et d’emploi des citoyens algériens, dans un contexte de tensions croissantes entre les deux nations.
Le premier ministre français, François Bayrou a précisé que la France demanderait à Alger « que soit réexaminée la totalité des accords et la manière dont (ils) sont exécutés », tout en imposant un échéancier de « un mois, six semaines ». Dans ce contexte, il a informé que le gouvernement algérien recevrait une liste « d’urgence » de personnes devant pouvoir retourner dans leur pays, bien qu’il n’ait pas divulgué le nombre de ces individus.
Face à cette décision, l’Algérie a déclaré qu’elle « appliquera une réciprocité stricte et immédiate à toutes les restrictions apportées aux mobilités entre l’Algérie et la France », comme l’a exprimé le ministère algérien des affaires étrangères dans un communiqué diffusé ce jeudi. Plus encore, il a été souligné que « toute remise en cause de l’Accord de 1968 (…) sera suivie de la part de l’Algérie d’une même remise en cause des autres accords et protocoles de même nature, sans préjudice d’autres mesures que ses intérêts nationaux lui dicteraient d’adopter ».
Pour le ministère d’Ahmed Attaf, « l’extrême droite française revancharde et haineuse aura réussi son pari », transformant la relation algéro-française en un enjeu de basse politique.
Consolidant sa position, il a été précisé que « l’Algérie n’a pris l’initiative d’aucune rupture et a laissé la partie française en assumer seule la responsabilité pleine et entière. L’Algérie s’est astreinte au calme, à la mesure et à la retenue. Ce faisant, elle n’avait pour objectif que d’exercer ses droits et d’assumer ses devoirs vis-à-vis de ses ressortissants vivant en France».
Dans ce même communiqué, l’Algérie a pressé les constats sur les manquements des obligations nationales et internationales, soulignant que ceux-ci étaient « le fait de la partie française, comme en témoigne le recours abusif et arbitraire aux décisions administratives d’éloignement des ressortissants algériens, les privant de l’usage des voies de droit que leur garantit la législation française elle-même ».
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Bonjour, Je vous souhaite une excellente journée Inshallah,
Joumou3a Moubarakah ! 🌹🇲🇦
" Ce n'est pas ce que nous ignorons qui nous pose des problèmes. C'est ce que nous tenons à tort pour vrai. "
Will Rogers
Trump, Israël, Palestine: la dérive diplomatique d’une Algérie prête à tout sacrifier pour ses intérêts
Depuis le retour de l’administration Trump au pouvoir aux Etats-Unis, la diplomatie algérienne est aux aguets, à l’affut de toute déclaration ou décision en faveur du Maroc dans le dossier du Sahara. Et pour tenter de soigner ses relations avec la nouvelle administration, tout est permis, jusqu’à oublier les « priorités nationales » algériennes, comme la Palestine.
C’est dans un discours lissé, dépouillé de toutes les mentions qui pourraient froisser Donald Trump que l’ambassadeur d’Algérie aux États-Unis d’Amérique, Sabri Boukadoum, a cherché à montrer patte blanche dans un entretien au quotidien américain USA TODAY Business Focus.
Conscient que le président américain est avant tout un businessman, le diplomate algérien a cherché à faire entendre la voix de l’Algérie grâce à cet entretien qui devrait « parler » à Trump, notamment en termes d’opportunités économiques.
L’Algérie, pays connu comme l’une des rares nations à être complètement fermées et à vivre en autarcie, ouvre désormais les grands bras à l’administration Trump, lui faisant miroiter différentes opportunités économiques et souvent beaucoup de pipeau, notamment en termes de tourisme et en avantages commerciaux, et atouts prometteurs.
« L’Algérie est une terre d’opportunités », a déclaré le diplomate algérien, insistant que son pays compte « une population jeune, des ressources naturelles abondantes et un large éventail d’opportunités d’investissement».
Il a cité plusieurs secteurs « vendeurs », comme l’énergie et les énergies renouvelables, ainsi que le domaine de l’agriculture comme secteur en croissance. « Par exemple, une entreprise privée algérienne a importé 25 000 vaches américaines », a-t-il dit.
Mais dans son grand oral, préparé à Alger pour cet entretien qui a dû être validé par le ministère des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum a surtout montré la diplomatie à géométrie variable de l’Algérie et son agenda changeant.
Le chef de mission diplomatique d’Algérie à Washington a déclaré que l’Algérie renforçait son rôle diplomatique sur la scène internationale, ajoutant que le contexte géopolitique actuel est un terrain de défis et d’opportunités pour l’Algérie, insistant sur l’importance de parvenir à un équilibre entre eux.
L’opportunisme est réellement le terme adéquat puisque l’Algérie s’est séparée de ses discours fraternels envers les Palestiniens et a oublié toutes les injures proférées contre Israël, notamment celles qui parlaient de l’axe du mal entre Rabat et Tel Aviv, ou encore l' »Etat sioniste » était désormais à ses frontières.
Depuis l’élection de Donald Trump, meilleur soutien d’Israël, même le président algérien, Abdelmadjid Tebboune a déclaré dans un entretien récent que l’Algérie n’avait (plus) « aucun problème » avec Israël et était prête à reconnaitre l’Etat d’Israël, au moment où les critiques étaient et restent acerbes vis à vis du Maroc qui n’a fait que reprendre ses relations diplomatiques avec ce pays.
L’Algérie, a affirmé son ancien ministre des Affaires étrangères, poursuit le dialogue constant avec la nouvelle administration américaine et des entretiens ont eu lieu entre le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, et son homologue Marco Rubio. «Des discussions en l’occurrence approfondies sur les moyens de renforcer la coopération bilatérale, ainsi que de contribuer à la sécurité internationale», a-t-il dit.
« J’ai eu de multiples discussions avec la nouvelle administration concernant la coopération présente et future. Nous restons ouverts et optimistes. Notre objectif est de renforcer les relations bilatérales et de contribuer à la sécurité mondiale », a affirmé l’ambassadeur algérien.
Et d’ajouter : « nous nous sommes activement engagés, en particulier avec les États-Unis, ainsi qu’avec tous les membres du P5 et du A3, pour faire face à la crise à Gaza et en Cisjordanie ».
Le diplomate algérien a oublié les déclarations enflammées des responsables algériens depuis Alger. Celles qui qualifient Israël d’« entité sioniste », qui ne reconnaissent pas Israël comme un Etat, qui affirment être « aux côtés de la Palestine qu’elle ait tort ou raison », qui injurient Israël et le Maroc en faisant l’amalgame entre les Palestiniens et les sahraouis.
Boukadoum, n’a pas pu pipé mot au sujet de la déportations des Palestiniens, un projet soutenu par le président Trump et pour lequel toutes les nations arabes se sont exprimées. L’Algérie s’est mue dans le silence, trop peureuse de perdre l’espoir de bonnes relations avec l’administration du républicain.
Les discours bonimenteurs de l’Algérie sur la Palestine s’arrêtent donc à des récits préfabriqués pour servir la soupe aux Algériens et les persuader de l’attachement de leur pays à la cause palestinienne. Mais en réalité, la seule chose qui importe pour les dirigeants algériens c’est de ne pas perdre la face dans le dossier du Sahara.
Les réponses de l’ambassadeur algérien aux Etats-Unis le montrent bien, et les termes utilisés le prouvent. Sabri Boukadoum n’a pas osé parler de « guerre » ou de « génocide » à Gaza, il n’a pas osé parlé des « attaques »israéliennes, minimisant les faits au point de parler de simple « crise ».
Soulignant que l’Algérie et ses partenaires auraient, selon ses propos, travaillé ensemble et se seraient focalisés sur la coopération sécuritaire dans la région du Sahel comme la lutte contre le terrorisme, notamment les crises en RDC et au Soudan, l’ambassadeur algérien n’a pas pu évoquer d’autres crises en Afrique, dont celle qui l’obsède.
Boukadoum n’a pas osé parler de la question du Sahara puisqu’il sait que l’administration Trump reconnait la souveraineté du Maroc. Il n’a eu ni le courage ni l’audace de mentionner la position algérienne qui est tout à fait contraire à celle de Washington, ce qui montre encore une fois, la faiblesse de la diplomatie algérienne qui fait des courbettes à Trump en faisant l’impasse sur ses « priorités nationales » comme « l’autodétermination des Sahraouis » et la Palestine, tous deux relégués aux oubliettes.
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Ultimatum fixé par la France à l’Algérie: que va faire le régime d’Alger?
Véritable préavis avant la dénonciation de tous les accords entre Paris et Alger, la déclaration du premier ministre François Bayrou à l’issue du Conseil interministériel dédié, mercredi 26 février, à l’Algérie, fixe un ultimatum clair au pouvoir algérien pour qu’il récupère ses citoyens indésirables dans l’Hexagone. Les autorités françaises enclenchent de facto un rapport de force, inédit, avec l’Algérie dont les ressorts – martyrologie et rente mémorielle– semblent bien émoussés. Que va faire maintenant le régime d’Alger?
Le ton est patelin, comme le qualifie Yves Thréard dans son précieux éditorial publié dans Le Figaro du mercredi 26 février 2025. Prononcée avec quelques maladresses attendrissantes, la phrase du premier ministre français François Bayrou n’en tombe pas moins comme un couperet. Si l’Algérie ne respecte pas ses engagements, notamment en récupérant ses citoyens indésirables en France, Paris s’arrogera le droit de considérer comme caducs tous les accords passés avec le voisin de l’Est. Alger a entre quatre et six semaines pour agir. Plus qu’un délai, c’est un véritable ultimatum que la France impose à un État devenu ingérable. Le compte à rebours a commencé. Top chrono. Faute d’une réaction favorable d’Alger, c’est toute la structure des relations franco-algériennes qui risque de s’effondrer.
La goutte qui a fait déborder le vase est l’affaire d’un ressortissant algérien de 37 ans, accusé d’avoir assassiné une personne et blessé sept autres à l’arme blanche, samedi 22 février, dans la ville de Mulhouse. L’homme, en situation irrégulière en France, faisait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF), à laquelle les autorités algériennes ont opposé une fin de non-recevoir à quatorze reprises. Certains, surtout en Algérie, auraient parié sur une nouvelle guerre des mots. Pari perdu.
«Face aux ressentiments, aux provocations et à la volonté de nuire à la France d’Alger, Paris a enfin décidé de passer à l’action», résume Yves Thréard.
Le nouveau positionnement français est inédit. Nous assistons à une rupture radicale dans les relations en dents de scie qui ont caractérisé jusque-là les rapports entre Paris et Alger. La confrontation est frontale, avec un calendrier précis et une exigence claire: l’Algérie doit récupérer ses ressortissants frappés d’OQTF. Une première liste des concernés est d’ores et déjà définie.
«Jamais le rapport de force entre la France et l’Algérie n’a été à ce point exacerbé. L’idée d’un ultimatum fixé par la France est une grande nouveauté et traduit un repositionnement de Paris dans sa relation avec Alger. La terminologie est guerrière et renvoie directement à un calendrier impératif imposé à une partie adverse lors d’un affrontement qui, si l’agenda n’est pas respecté, débouchera sur une offensive», explique le politologue Mustapha Sehimi.
En prélude à cet ultimatum, Paris a donné le ton en annonçant des mesures de restriction de circulation et d’accès au territoire national pour certains dignitaires algériens. Alger a réagi en oscillant dans un premier temps entre la minimisation des décisions françaises et des menaces de mesures réciproques, strictes et immédiates, aux conséquences incalculables. Mais depuis la déclaration de François Bayrou, elle semble trop groggy pour apporter ne serait-ce qu’un semblant de réponse.
Pris de court, le régime algérien semble désemparé par le rapport de force publiquement assumé par le gouvernement français. Il faut dire que le régime algérien n’est absolument pas habitué à un rapport de force et encore moins à ultimatum, adressé par l’ancien pays colonisateur qui l’a doté d’un vaste territoire en amputant les pays voisins, dont le Maroc, lui a offert un Sahara qu’il n’a jamais possédé et l’a même baptisé, en 1839, du nom qu’il porte encore aujourd’hui. Le père géniteur semble las de l’interminable ingratitude du fils mal élevé et veut le corriger.
«Désormais, c’est la ligne dure vis-à-vis de l’Algérie qui prime. Elle est portée par les faucons d’une droite totalement décomplexée par rapport au passé, alors que l’Algérie ne dispose que de ce même passé comme atout. Plus de 63 ans après l’indépendance, la France d’aujourd’hui est dirigée par une nouvelle génération politique qui ne se sent nullement responsable du temps révolu de la colonisation. Cette classe politique refuse l’humiliation et est traversée par un élément émotionnel important: l’embastillement par la junte de l’écrivain Boualem Sansal», explique encore Mustapha Sehimi.
La fin de la martyrologie
À l’arrivée, un nouveau discours français, qui veut s’affranchir du poids du passé. La dette mémorielle est effacée. La martyrologie, véritable doctrine politique algérienne, est désormais caduque. On imagine donc aisément la stupeur du voisin. L’Algérie se retrouve déshabillée de son seul et unique bouclier, et elle n’a pas l’habitude d’être à ce point vulnérable.
Que fera le régime d’Alger, mis dos au mur? Trois options s’offrent à lui, explique ce fin connaisseur du dossier. La première consiste à se soumettre discrètement aux exigences de la France, comme il l’a fait avec l’Espagne après la crise née suite à l’appui de Madrid à la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental. Sans rien obtenir, on bat en retraite en catimini, à la faveur de la nuit, et on distille aux médias inféodés des éléments de normalisation de façon graduelle. La seconde serait de céder publiquement, ce qui représenterait une ultime humiliation pour un régime qui fait de l’hostilité envers la France – et le Maroc – un instrument de pouvoir. Cette réponse à l’ultimatum serait évidemment maquillée par des discours lénifiants au nom de la médiation que ne manqueront pas de proposer les rares voix qui défendent encore le régime d’Alger en France, comme l’ancien premier ministre Dominique de Villepin, et au nom de la persévération des intérêts de la communauté algérienne en France qui pâtirait d’une rupture des relations diplomatiques entre les deux pays.
Enfin, la troisième option serait de persévérer dans son irrationalité et son hystérie totale. Ce qui va immanquablement exacerber les dissensions entre les différents clans au pouvoir en Algérie et très probablement précipiter la fin du mandat d’Abdelmadjid Tebboune.
Le média Algérie Patriotique, porte-voix du clan des généraux proches du criminel de guerre Khaled Nezzar, prône clairement ce dernier choix. «La réponse de l’Algérie est connue d’avance: c’est non», lit-on. Au demeurant, Algérie Patriotique prétend que l’Algérie aurait déjà pris des mesures radicales en réponse à l’ultimatum français, telles que le retrait des enfants d’officiels algériens des universités françaises, la suppression des soins médicaux en France et l’abrogation de l’accord de 1968. Et plus aucun officiel algérien, en exercice ou à la retraite, ne met désormais les pieds en France. Fort bien. Mais, on s’en doute, c’est du pipeau. La folie prospère.
Une équation fermée
Mustapha Sehimi souligne que rien ne saura raisonner un régime enfermé dans sa propre logique. «L’Algérie est allée trop loin dans sa posture de défi pour reculer. Elle a elle-même créé une équation fermée et sa rigidité ne fera que se renforcer. La haine de la France est devenue un substitut de légitimité politique dont elle ne peut pas se passer», analyse-t-il.
Avec l’Espagne, Alger a finalement reculé. Mais avec la France? «Le cas de l’Espagne est différent. Avec la France, le facteur X reste le passé colonial, absent dans les relations avec Madrid», explique l’expert.
Pendant ce temps, un véritable processus est enclenché en France. Le Comité interministériel de contrôle de l’immigration, qui a lancé les hostilités contre Alger, a posé les bases d’une série de mesures de rétorsion «à la carte». Parmi ces mesures, et après l’imposition de visas aux dignitaires algériens qui bénéficiaient jusque-là de passeports diplomatiques leur garantissant un accès facile au territoire français, la France prévoit de limiter drastiquement l’octroi de visas à tous les ressortissants algériens. Au bout, l’abrogation des accords de 1968 qui régissent les relations migratoires entre les deux pays. Enfin, nous affirme une source bien informée, la France entend ouvrir des enquêtes visant les biens mal acquis des oligarques et autres hauts dignitaires algériens en France.
«Les listes existent déjà. Il suffit d’appuyer sur un bouton pour les rendre publiques et déclencher une avalanche de procès», confie notre interlocuteur.
Spectacle en vue.
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Une victoire imaginaire au TAS : l’APS invente encore une fable
Dans une démonstration flagrante de désinformation, l’Agence de Presse Algérienne (APS) persiste dans sa campagne de propagande en diffusant des informations erronées concernant l’affaire opposant le club de l’USM Alger à la Confédération africaine de football (CAF) concernant le match qui l’a opposé l’année dernière à la Renaissance Sportive de Berkane (RSB) lors de la demi-finale de la Coupe de la CAF. Malgré la décision claire du Tribunal Arbitral du Sport (TAS) en faveur du club marocain, l’APS continue de prétendre le contraire, s’appuyant sur des sources non officielles et ignorant délibérément les faits établis.
Il n’y a décidément rien de surprenant dans la dernière sortie de l’Agence de Presse Algérienne (APS). Fidèle à sa réputation, la voix officielle du régime d’Alger persiste et signe dans la désinformation en annonçant, contre toute réalité, que l’USM Alger aurait remporté le litige qui l’opposait à la CAF et, par ricochet, à la RSB, devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS). Pourtant, les faits sont là, limpides et incontestables : la décision du TAS a bien été en faveur du club marocain. Mais visiblement, l’APS a une approche bien particulière du journalisme, où la vérité importe peu face aux exigences de la propagande.
Une dépêche basée sur… Facebook
Plutôt que de se référer à la décision officielle du TAS, accessible à toute rédaction un tant soit peu sérieuse, l’APS a préféré construire sa dépêche sur la base d’un communiqué de l’USM Alger publié sur… Facebook ! Oui, au lieu de faire son travail et de consulter la source primaire, elle s’en est tenue à la version biaisée d’un club qui tente de sauver la face. Une méthode qui ferait pleurer de rire n’importe quel professionnel de l’information, si elle n’illustrait pas à ce point l’état catastrophique de la presse officielle algérienne.
Le mensonge, une habitude!
Mais après tout, pourquoi s’étonner ? Ce n’est ni la première ni la dernière fois que l’APS se livre à un exercice aussi grossier. Lorsqu’il s’agit du Maroc, la propagande prend le dessus sur les faits, et tous les moyens sont bons pour tenter de fabriquer une réalité alternative. L’agence et l’ensemble des médias sous contrôle du régime n’ont jamais eu de scrupules à relayer de fausses informations, à détourner des faits ou à manipuler des images, dans le seul but de nourrir une hostilité systématique envers le Royaume.
Une réalité impossible à cacher
Malheureusement pour l’APS, la vérité est têtue. Contrairement à ce qu’elle affirme, le TAS n’a jamais donné raison à l’USM Alger. Près d’une quarantaine de médias arabes et africains ont relayé l’information correcte : la RSB est bel et bien sortie victorieuse de cette affaire. « Le TAS rejette la demande d’annulation de la victoire de Berkane », titre par exemple le média égyptien Al Qaheera Al Yaoum. « Après la crise de la carte du Maroc… le TAS rejette la demande d’annulation de la victoire de la Renaissance de Berkane en Coupe de la Confédération », écrit le journal égyptien Al Masry Al Youm. « Le TAS confirme la victoire de la Renaissance de Berkane en demi-finale de la Confédération », rapporte le site officiel de la chaîne d’information saoudienne Al Ekhbariya. Même constat pour Al Nahar, autre quotidien égyptien, qui titre : « Le TAS rejette la demande d’annulation de la victoire de la Renaissance de Berkane en demi-finale de la Confédération ». De son côté, le média mauritanien Mauritania Al Yaoum souligne : « Le Tribunal Arbitral du Sport confirme la victoire de la Renaissance de Berkane sur l’USM Alger ». Sky News Arabiaévoque quant à lui « Le TAS se prononce sur la crise des maillots… et la Renaissance de Berkane se réjouit ». En Afrique, News Ghanatitre : « Le club marocain RS Berkane se félicite du jugement confirmant la victoire en demi-finale de la Coupe de la CAF », tandis que 24 au Bénin affirme : « La RSB se réjouit de la décision du TAS contre l’USM Alger ». Enfin, l’agence de presse APA News conclut : « CAF : La RSB triomphe devant le TAS face à l’USM Alger ».
En s’entêtant donc dans le mensonge, l’APS ne fait que ridiculiser davantage son pays sur la scène médiatique internationale. En fin de compte, cette affaire est un énième rappel que la presse officielle d’Alger ne peut être considérée comme une source d’information fiable. Lorsqu’elle parle du Maroc, il est même plus prudent de partir du principe que la vérité est l’exact opposé de ce qu’elle avance.
https://fr.hespress.com/413131-une-vi...
La RS Berkane peut-elle continuer à porter son maillot? réponse d'un expert
Depuis la décision du Tribunal Arbitral du Sport (TAS), relatif au recours introduit par la la Fédération Algérienne de Football (FAF) concernant le maillot de la Renaissance Sportive de Berkane (RSB) lors des compétitions de la CAF, une question est sur toutes les langues: la RS Berkane peut-elle continuer à porter son maillot ? Mourad Elajouti, Président du Club des Avocats au Maroc, nouas apporte un éclairage.
« Le règlement de la CAF stipule que les équipements des équipes doivent être conformes à ses règlements et validés avant le début de la compétition. L’approbation préalable du maillot par la CAF constitue une reconnaissance officielle empêchant toute contestation rétroactive sans une procédure formelle spécifique », explique d’emblée l’expert.
De plus, ajoute-t-il, « aucune sanction n’a été prononcée contre la RSB ou la FRMF, ce qui confirme l’absence d’irrégularité nécessitant une action immédiate ».
Poursuivant son analyse juridique de la question, Elajouti fait noter que « l’affaire CAS 2013/A/3139 a établi qu’un club ne peut être sanctionné pour avoir porté un équipement validé par l’instance organisatrice de la compétition ».
Ce principe, assure-t-il, « garantit qu’aucune modification réglementaire ne peut être appliquée rétroactivement aux matchs déjà disputés. Par conséquent, en l’absence d’une interdiction explicite de la CAF, la RSB peut continuer à utiliser son maillot ».
Par ailleurs, poursuit Me Elajouti, « le principe de non-rétroactivité en droit sportif empêche l’application de nouvelles restrictions sur des faits passés, sauf en cas de fraude ou de violation manifeste des règlements ».
Et partant, « l’absence d’une disposition spécifique dans le règlement de la CAF sur l’application immédiate d’un changement de validation des équipements protège la RSB contre une interdiction soudaine », affirme le Président du Club des Avocats au Maroc.
Notre intervenant évoque un quatrième point, notant que « l’approbation du maillot ayant été obtenue pour la saison en cours, toute tentative d’interdiction sans procédure préalable serait juridiquement contestable ».
Pour conclure : « Le règlement de la CAF exige que les fédérations soumettent leurs équipements à la validation un mois avant le début du tournoi final, ce qui implique que toute modification ne peut s’appliquer qu’à la saison suivante ».
Pour rappel, le TAS a tranché en faveur de la Renaissance Sportive de Berkane face aux requêtes de l’USM Alger et de la Fédération Algérienne de Football, confirmant ainsi la validité des résultats des demi-finales de la Coupe de la Confédération (CAF) 2023/24.
Dans son rendu, le TAS confirme donc que le Maroc est dans la légalité, et n’a aucunement enfreint la loi.
Deux recours avaient été déposés devant le TAS: outre la demande que le match soit rejoué, la FAF contestait le maillot du club marocain.
Sur ce point, le TAS n’a pas adressé de remarques ni décidé des sanctions envers la Fédération royale marocaine de football (FRMF) ou la RSB, ses remarques étant adressées exclusivement à la la CAF.
Il appartient désormais aux instances de la Confédération africaine de se prononcer sur la remarque faite à leur encontre, le Maroc n’étant en aucun cas concerné.
Cette décision est considérée comme une véritable victoire juridique, alors que le Maroc ne faisait que respecter les règles, contrastant avec les efforts de l’Algérie qui tente d’injecter des considérations politiques dans tous les domaines, y compris dans le sport.
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