Phébé – Quand le libéralisme se fait antidémocratique

Yascha Mounk, figure montante de la gauche intellectuelle aux États-Unis, s’interroge sur les errements de sa famille politique.

Par Alexis Carré*

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« Les Européens ou les Américains sont, certes, plus riches que leurs grands-parents, mais ils vivent dans un monde où la valeur de ce qu'ils possèdent est de moins en moins certaine. »
« Les Européens ou les Américains sont, certes, plus riches que leurs grands-parents, mais ils vivent dans un monde où la valeur de ce qu'ils possèdent est de moins en moins certaine. » © ERIC PIERMONT

Temps de lecture : 5 min

Ce livre, salué par ce que les Partis démocrate et républicain comptent d'éléments modérés, se signale surtout par sa valeur de témoignage vis-à-vis d'une gauche américaine en quête de refondation. Pour Yascha Mounk, dans The People vs. Democracy : Why our Freedom is in Danger and How to Save It, la démocratie libérale souffrirait moins des succès de ses ennemis que de ceux de ses amis. Prenant le contre-pied des thèses de sa famille politique, il reconnaît l'aspiration démocratique à l'origine des succès populistes et dénonce un certain nombre d'évolutions néfastes dans la manière de cette famille d'incarner les principes libéraux.

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Commentaires (10)

  • Legoff

    Son combat contre l'autoritarisme populiste aurait du emporter les faveurs de ce bobo-mondialiste-bienpensant qu'est Leg...off.

    Ben non, ayant écouté plusieurs de ses conferences je trouve son argumentation assez faiblarde :
    Sur les "causes" du populisme il avance par exemple le ralentissement ou la stagnation économique, citant l'Europe du Sud et meme l'Allemagne. Que dire alors des Philippines, du Bresil, de la Hongrie et de la Pologne, en plein essor economique ?
    Sur les "remedes" il preconise ; a "mobilisation" et l'engagement politique et un nouveau contrat social (le patriotisme inclusif) : qui ne peut etre d'accord ?

    peut être ceux qui on lu son livre au titre choc "The People vs Democracy" peuvent ils m'éclairer.

  • Nguyen trai

    Le libéralisme économique ou politique ne peut être anti-démocratique. Un pays aussi libéral que les USA a réagit à la f...in du XIXº, début xxº, en limitant les excès notamment avec les lois anti trust, ou plus tard avec les politiques keynésiennes de Roosevelt. Ce que nous avons en face, c’est le néolibéralisme ou capitalisme libertarien financier qui mène automatiquement à la concentration des richesses et des pouvoirs en très peu de mains, vers une oligarchie financière, une ploutocratie post nationale ou évidemment le pouvoir ne passe plus par des instruments démocratiques. Évolution que nous sommes en train de subir. Deux réflexions supplémentaires : Il faudrait arrêter de traiter de populistes ceux qui luttent contre cette évolution, cela fausse le jugement et, en effet, Guy Bernard, la rue du commerce où j’ai vécu, ancienne rue de commerces de bouche, est bien représentative de l’évolution vers une unique distribution par des grandes marques multinationales dominantes avec tous les conclusions que vous en tirez. Cdt

  • garacabia

    On peut voir Macron comme ça, mais il est impensable de ne pas voir les excès et
    les tares d'un système ultra-étatiste,... établi de longue date, et qui est à réformer
    c'est-à-dire améliorer, simplifier, rendre plus rapide et opérationnel. Nul besoin d'être "macroniste" pour souhaiter des réformes ! Quant aux syndicats français, ils sont le plus souvent dans l'exagération !