Concours Reine Elisabeth: Aidan Mikdad, le benjamin

De père syrien et de mère néerlandaise, le plus jeune demi-finaliste a choisi Scriabine et Liszt. Sans convaincre totalement.

Nicolas Blanmont

Né à Amsterdam de père syrien et de mère néerlandaise, benjamin de ces demi-finales – il n'a pas encore vingt ans – Aidan Mikdad se lance dans le concerto K. 453 de Mozart avec un élan qui prend l'allure de la précipitation, comme s'il voulait dès le début accélérer le tempo que Frank Braley avait insufflé d'emblée. C'est un peu gênant, d'autant que l'allure ainsi fixée n'est pas exemple de fluctuations, et que le candidat passe du coup à côtés de certains passages qui mériteraient d'être mieux questionnés. Le rythme se ralentit forcément dans l'andante centrale, sans pour autant qu'on gagne en profondeur : on aimerait des hésitations, mais le discours reste prévisible dans tous ses effets. Manque de maturité ou d'affinités ? l'allegretto laissera le même sentiment de superficialité, avec à nouveau un peu d'instabilité dans la conduite globale.

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