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Danielle Mitterrand indésirable au Sahara occidental

Par JEAN-PIERRE TUQUOI

Publié le 18 novembre 2001 à 00h00, modifié le 18 novembre 2001 à 00h00

Temps de Lecture 2 min.

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PRÉSIDENTE de la fondation France Libertés, Danielle Mitterrand a été empêchée de se rendre au Sahara occidental. Les autorités marocaines, qui administrent l'ancienne colonie espagnole, lui ont interdit, vendredi 16 novembre en fin d'après-midi, d'embarquer à Casablanca sur un vol à destination d'El Ayoun, la « capitale » du Sahara occidental. La veuve de l'ancien président a expliqué que le préfet de Casablanca avait invoqué des « raisons de sécurité ». De leur côté, les autorités marocaines affirment qu'elles ont demandé à Mme Mitterrand de simplement « reporter » son voyage.

Avant de retourner en France, la fondatrice de France Libertés a dénoncé les « conditions lamentables » dans lesquelles son projet de se rendre à El Ayoun a été « interdit ». « Il y a une incohérence entre le discours officiel et ce que l'on voit sur le terrain », a-t-elle ajouté. Depuis des années, Mme Mitterrand milite, aux côtés du Front Polisario, en faveur de l'indépendance du Sahara occidental, une région désertique, faiblement peuplée, vaste comme la moitié de la France, que le Maroc a annexée de facto il y a près d'un quart de siècle. A la fin des années 1980, l'épouse du président français avait souhaité se rendre à Tindouf, dans le Sud algérien, et visiter les camps de réfugiés sahraouis. Elle avait finalement renoncé à son projet, mais les responsables marocains - dont l'ancien roi Hassan II - lui vouaient depuis une solide inimitié.

Mme Mitterrand n'a pas changé d'avis avec les années. Et ce qu'elle n'avait pu faire lorsque son mari était à l'Elysée, la fondatrice de France Libertés l'a réalisé début novembre. Elle s'est rendue à Tindouf, où son association finance différents projets de développement, pour « apporter son soutien à la population sahraouie en exil ». Il s'agissait de la première étape d'une visite qui devait se poursuivre dans la partie administrée par le Maroc pour « témoigner sa solidarité [avec les Sahraouis], dont l'expression minorée est étouffée par l'autorité marocaine occupante », selon le communiqué publié par France Libertés à la veille de la visite. « UNE CAMPAGNE CONTRE MOI »

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