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Annie Le Brun, du côté des déserteurs

L’ancienne surréaliste, pourfendeuse des misères de la vie courante, poursuit sa critique du « trop de réalité » avec « Ceci tuera cela. Image, regard, capital », un essai écrit avec l’essayiste Juri Armanda.

Par  (Spécialiste des études littéraires et collaborateur du « Monde des livres »)

Publié le 13 mars 2021 à 08h00, modifié le 13 mars 2021 à 08h00

Temps de Lecture 8 min.

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Dans son cri contre l’appauvrissement de la ­langue, la laideur de l’art contemporain et le conformisme ambiant, lancé dans Du trop de réalité en 2000 (Stock), Annie Le Brun s’indignait en particulier du fait que le Centre Pompidou ait livré au public un mur « quasi à l’identique » de l’atelier d’André Breton (1896-1966). De la ­demeure du poète surréaliste, où chaque objet reflétait le désir et l’insoumission, ne restait plus qu’un cabinet de ­curiosités.

Tout le monde n’a pas eu, il est vrai, la chance de rencontrer André Breton, comme le fit la poète et essayiste en 1963, avant de rejoindre le mouvement surréaliste, auquel elle participera jusqu’à sa dissolution, en 1967. Julien Gracq avait pourtant fourni, rappelait-elle, un accès privilégié à cet atelier, par l’imaginaire, en décrivant les œuvres d’art « cramponnées de partout aux murs » d’un lieu où l’on ne circulait « que selon un cheminement précis, aménagé par l’usage, en évitant au long de sa route les branches, les lianes et les épines d’une sente de forêt » (En lisant en écrivant, Corti, 1980).

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