Par Jean-Louis Hugon
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Depuis la tempête Klaus, quand l’homme n’a pas encore replanté des pins, ce sont des espèces de feuillus qui occupent naturellement le terrain

Lorsqu’on circule en voiture et qu’on regarde sur les bas-côtés en traversant la Haute Lande, on voit que le massif forestier est en train de changer . On repère bien les parcelles dévastées par le passage de la tempête Klaus, celles où des travaux de nettoyage et de plantation ont été entrepris, et enfin celles qui sont encore en attente. Mais un œil exercé et connaisseur remarque aussi que là où l’on n’a pas encore replanté des pins, la dynamique feuillue reprend naturellement le dessus.

« C’est normal, explique Pierre Darmanté, paysagiste, entrepreneur en élagage et grand spécialiste du massif des Landes de Gascogne, qu’il connaît quasiment comme sa poche. Le pin maritime ne pousse pas naturellement ici : c’est une essence de lumière, qui se fait naturellement déborder par les arbres feuillus. Si l’intervention de l’homme n’avait pas imposé la suprématie de ce résineux, ce sont plutôt les chênes, les aulnes, les bouleaux qui seraient les arbres dominants dans le paysage. »

Crastes et barradeaux

Là où le tracteur ne passe pas pour nettoyer les pinèdes et supprimer entre les troncs de pin toutes les autres plantes qui poussent, les feuillus ont le droit de se développer, par exemple au bord des routes, des rivières ou des fossés. Ces « crastes » séparant les parcelles et les « barradeaux » (souvent en limite de propriétés) creusés pour assainir les marécages en faisant écouler les eaux en excès. Exemple à Sabres, au quartier Barbut, où autour du ruisseau ce ne sont que chênes,...