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Suppressions de postes, sous-traitant soupçonné de travail forcé des Ouïghours... La famille Mulliez passée au crible par Cash investigation

L’équipe de Cash investigation a enquêté sur la famille Mulliez. Un épisode spécial dédié à l’empire familial nordiste sera diffusé ce jeudi 6 février sur France 2 et france.tv à 21h05.
Par E.A.
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À l’origine, un petit atelier de retordage de laine ouvert par Louis Mulliez, 23 ans, grâce à la dot de son épouse issue d’une riche lignée d’industriels du Nord. Puis, avec un cousin, Jean Toulemonde, c’est le lancement des filatures Saint-Liévin dans les années 20. Louis cède ensuite l’affaire florissante à ses deux fils Louis et Gérard aboutissant à la création de Phildar. Et de fil en aiguille, Auchan, Decathlon, Leroy Merlin, Flunch, Norauto, Boulanger ou encore Kiabi ont grossi l’empire familial.

Un empire fort de plus d’une centaine de marques, qui coupe aussi dans sa main-d’œuvre comme en témoigne l’annonce, en novembre 2024, de la suppression 2 389 postes chez Auchan.

Cette histoire a été l’objet d’une enquête menée par l’équipe de Cash investigation, en partenariat avec Disclose, dont le résultat sera diffusé ce jeudi 6 février sur France 2 et france.tv à 21 h 05. Présenté par Élise Lucet, ce numéro spécial comprendra des révélations sur les « secrets de la réussite de cette famille, dont le poids est estimé à 10 % du commerce français ».

Installés en Belgique pour « raisons fiscales ? »

« La famille Mulliez compte 1 500 membres, comment gèrent-ils leurs affaires ? Quelles sont les valeurs qu’ils affichent et surtout, les respectent-ils ? Certains Mulliez sont partis vivre en Belgique. Cet amour de la campagne belge serait-il lié à des raisons fiscales ? » Autant de facettes passées au crible par les journalistes qui ont « également décortiqué le fonctionnement de la galaxie Mulliez et comment les membres de la famille se partagent les dividendes de leurs entreprises, non cotées en bourse. »

Selon eux, l’association familiale Mulliez « limiterait les reclassements des salariés licenciés [d’Auchan] dans les autres enseignes », tandis que Décathlon contrôlerait « dans les moindres détails ses coûts de production, quitte à faire affaire avec un fournisseur problématique ». L’un des sous-traitants chinois serait soupçonné de travail forcé d’Ouïghours.

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