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Intelligence artificielle : « Une nouvelle forme de créativité émerge, accessible à tous »

L’IA peut être utilisée pour faire émerger des textes, des images, des vidéos que nous n’imaginons pas, estiment Guillaume Chevillon et Julien Malaurent, professeurs de l’Essec, dans une tribune au « Monde ». A condition de comprendre la machine, ses capacités et ses limites.

Publié hier à 10h00, modifié hier à 18h26 Temps de Lecture 4 min.

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La déferlante d’espoirs, de craintes, de fantasmes et d’allégories technologiques liées à l’apparition de l’intelligence artificielle (IA) générative serait passionnante à étudier pour les chercheurs que nous sommes, si ces inquiétudes ne nous touchaient pas aussi un peu.

Car l’IA fait souvent peur. Il est en effet normal de s’inquiéter de ce que les machines surpassent nos capacités cognitives, après avoir dépassé depuis longtemps nos capacités physiques. La peur qui naît aujourd’hui est celle de la perte de contrôle, celle de l’humain sur la machine, celle qui touche notre cognition, notre personnalité, notre identité.

Elle n’est pas sans lien avec le vertige que nous ressentons face aux maladies neurodégénératives, car la machine surpuissante menace également notre capacité à penser, à inventer et à agir. Cela sonne-t-il la fin des romanciers, du journalisme, de la publicité et du design ? La fin des cinéastes, des photographes, des chercheurs, des enseignants ? Mais que va-t-il donc nous rester ?

Dévier des schémas

Certains diront que cela était prévisible, arguant du fait que certaines études ont démontré que la créativité peut être appréhendée de manière statistique, donc être modélisable et reproductible. Néanmoins, la facilité d’accès et d’utilisation des outils de génération de texte, d’image, de musique ou de vidéo concrétise fortement ces enjeux. Et cela va continuer car l’IA générative bénéficie d’investissements massifs qui multiplient continuellement ses capacités processuelles. L’étau se resserre donc. Mais parle-t-on de la même chose ? N’y a-t-il pas de différence fondamentale entre créativité humaine et créativité algorithmique ?

Il y a quelques mois encore, une étude de l’OCDE indiquait que l’utilisation d’outils fondés sur l’IA allait permettre aux humains de mettre en avant certaines de leurs qualités propres, à savoir l’empathie et… la créativité. La créativité, c’est notre capacité à être imparfaits, imprévisibles, et parfois, à dévier de schémas prédéfinis.

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