La stratégie de transition énergétique allemande est un échec cuisant. Tout le monde le reconnait, y compris en Allemagne, à l’exception de la coalition au pouvoir des sociaux-démocrates et des écologistes et des technocrates de la Commission européenne qui tentent envers et contre tout d’imposer ce modèle du tout renouvelables au reste de l’Europe.
Rappelons que les 600 milliards d’euros investis dans l’Energiewende (la révolution énergétique allemande) se sont traduits par une envolée des prix de l’électricité outre-Rhin, des risques de pénuries d’électricité quand il n’y a pas de vent et peu de soleil, comme depuis deux mois, une désindustrialisation et un appauvrissement du pays. En outre, les gains en termes de réduction des émissions de gaz à effet de serre sont assez limités compte tenu du fait que l’Allemagne ayant abandonné le nucléaire dans le cadre de l’Energiewende ne peut compter avec l’intermittence des renouvelables que sur ces centrales thermiques au charbon et au gaz. Elle peut aussi compter sur les exportations, notamment d’électricité nucléaire, de ses voisins français et suédois…
« Je suis furieuse contre les Allemands »
Et la Suède en a assez car cela a un impact considérable sur les prix de l’électricité en Suède. « Je suis furieuse contre les Allemands » a ainsi déclaré il y a quelques jours, Ebba Busch, la ministre suédoise de l’Énergie et de l’Industrie, lors d’une conférence de presse. Tributaire de la météorologie et des importations d’électricité de ses voisins, l’Allemagne bouleverse les équilibres des marchés de gros de l’électricité dans toute l’Europe.
Les interconnexions transfrontalières permettent de mieux équilibrer l’offre et la demande d’électricité à l’échelle
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