Fermeture du Marineland d’Antibes : «Nous n’avions pas d’autres solutions»
ENTRETIEN - Le directeur Pascal Picot revient sur les raisons de l’annonce soudaine de la fermeture du parc animalier et explique que l’avenir des orques reste flou, même si le Japon lui semble la meilleure solution.
Passer la publicitéLE FIGARO. - La fermeture du Marineland d’Antibes était-elle inéluctable ?
Pascal PICOT. - Malheureusement oui, parce que l’ADN de Marineland, ce sont les représentations d’orques et de dauphins pour émerveiller un maximum de gens et les sensibiliser à la protection de la biodiversité. Avec l’interdiction des spectacles de cétacés, on supprimait cette identité. Nous n’avions donc pas d’autres solutions que de fermer.
Dès la promulgation de la loi en 2021, vous saviez que vous devriez cesser ces spectacles cinq ans plus tard. Pourquoi ne pas avoir anticipé un changement de votre activité pour éviter cette fermeture et le licenciement à venir de 103 personnes ?
Le modèle économique de Marineland a été très malmené par la promulgation de cette loi et la fréquentation a chuté. Avec cette économie négative, on s’est retrouvé dans l’incapacité d’imaginer un nouveau modèle en cours de route. Nous n’avons pas d’autres choix que de nous séparer des animaux. Dans le même temps, on doit trouver des solutions de relocalisation avec un plan qui a démarré dès 2021. Tout ça est extrêmement long. L’activité zoologique va prendre fin et il n’y a pas de projet de remplacement à ce jour. Celui de vendre est complètement une option.
La justice s’est prononcée sur l’avenir des orques et a rejeté votre appel, ce qui signifie que vous allez devoir attendre une expertise sur leur état de santé avant d’envisager un transfert. Japon, Espagne, ou sanctuaires... quelle est néanmoins la piste privilégiée ?
Notre appel a été rejeté mais cela n’a pas de grande incidence. Comme les experts sont déjà venus plusieurs fois à Marineland, ils nous ont confirmé avoir tous les éléments nécessaires. Donc je pense que leur rapport de mission devrait intervenir dans les prochaines semaines ou prochains mois.
Le Japon nous a semblé être le meilleur projet
Pascal Picot, directeur du Marineland d’Antibes.
On étudie les meilleures possibilités car les orques sont des animaux très compliqués à déplacer. Le Japon nous a semblé être le meilleur projet car cela répondait à tous les besoins et toutes exigences. Les infrastructures sont toutes neuves : si nous n’avions pas passé notre accord avec eux, ils n’auraient pas construit ces nouveaux bassins avec les meilleurs systèmes de filtration au monde et les mêmes procédures de soins. C’est un groupe qui a l’habitude de s’occuper d’orques, ce ne sont pas débutants et pour nous c’est très important. On a fait des demandes de permis d’export mais elles ont été refusées oralement lors d’une déclaration de la ministre Agnès Pannier-Runacher. À ce jour, nous n’avons pas de notification administrative de ce refus et la demande est toujours en statut «en cours» au niveau des autorités compétentes. Tant que nous n’avons pas de refus, on ne peut pas faire d’autres demandes, ce qui ne nous empêche pas de travailler à d’autres pistes, dont l’Espagne.
Avec cette annonce de fermeture soudaine, n’avez-vous pas cédé aux pressions incessantes des associations animalistes, qui se réjouissent aujourd’hui de cette décision ?
Notre fermeture est avant tout dictée par un choix économique. L’entreprise est en déficit, elle n’a pas d’autre choix qu’une fermeture et on agit en responsabilité par rapport à une loi à appliquer. Il n’y a pas de bonne date, et oui, c’était une triste journée... Je veux ici remercier l’ensemble des salariés pour leur engagement. Le bien-être des animaux et l’avenir des salariés sont mes priorités. Je vais rester concentré là-dessus et je laisse les associations dire ce qu’elles ont envie de dire. Depuis de nombreuses années, elles nous parlent de sanctuaires comme des solutions mais il n’y en a aucun qui est prêt pour recevoir des orques. Il faut prendre un peu de pincettes par rapport à ces discours.
On a été accusé de tout et condamné à rien
Pascal Picot
Depuis 50 ans, on s’occupe d’animaux et on a eu plus de contrôles et d’expertises que n’importe quel autre zoo au monde. On a été accusé de tout et condamné à rien, tous les rapports sont unanimes, les animaux reçoivent de bons soins, qui leur correspondent. Concernant les décès de deux orques, dans tous les zoos comme dans le milieu naturel, vous avez des naissances et des décès. Et si des sanctuaires existent un jour, cela sera la même chose.
Probe
le
Je n'irai pas davantage voir des animaux en captivité qu'une corrida, ça m'est égal et je laisse aux autres la liberté sur ce sujet. Par contre l'immigration massive et incontrôlée de gens qui ne sont pas bien chez nous, qui nous détestent nous et nos moeurs me rend furieux.
anonyme 73671
le
« C'est peut-être un sacrifice pour certains d'entre eux mais je ne crois pas leurs conditions de vie abominables »
Eh bien allez vivre à perpétuité dans une prison dorée avec votre femme et votre fille et quatre murs pour tout horizon.Certains humanoïdes ne trouvent rien à redire à une existence privée de toute liberté,beaucoup même la recherche pour le « confort »et la « sécurité »Aucun cétacé ne peux accepter sans dommages une vie de claustration « La liberté ou la mort! »
GRJ
le
Merci aux écolos et les animaux impossible de les mettre en libertés alors ils vont ou ???