Avignon (Vaucluse).– L’audience est suspendue le temps de la pause déjeuner, jeudi 28 novembre. Dans une petite rue, à une centaine de mètres du tribunal, un groupe d’avocat·es de la défense s’avance et passe devant un collage féministe qui dit « 20 ans pour tous ». L’un des avocats s’arrête, se tourne vers le mur, tente d’en décrocher un bout, échoue, renonce, se tourne vers ses collègues et dit : « Je n’ai pas assez d’ongles. » Les griffes, les avocat·es qui défendent les 50 co-accusés de Dominique Pelicot, au procès des viols pendant une dizaine d’années de son ex-épouse préalablement droguée, ils les ont pourtant bien sorties.
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Après les réquisitions et la plaidoirie, sobre, de l’avocate de Dominique Pelicot, les défenseurs de quatre des cinquante autres accusés ont plaidé tour à tour mercredi et jeudi. Entre procès du procès, procès de la société, comparaisons douteuses et charge maximale de Dominique Pelicot.
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