Elles faisaient le charme de La Havane et le bonheur des touristes. Mais elles sont remplacées peu à peu par des modèles occidentaux, en raison de l’assouplissement du blocus
La salsa envahit à plein tube l’habitacle du taxi collectif (collectivo), une Yipi (Jeep) Willys rouge de 1945, transformée en camionnette pour dix passagers. À la frontière des quartiers de la Plaza de la Revolucion et du Vedado, un convoi de décapotables roses bonbon mène des touristes, aux anges, tête nue sous un soleil de plomb, pour une quarantaine de dollars, sous l’œil désabusé des Cubains.
Au même moment, une famille havanaise s’engouffre dans la Yipi pour un tout autre prix. « Havana ? (La Vieille-Havane ? NDLR) ? », demande la mère. « 100 pesos (0,28 euro) », répond le chauffeur, téléphone dans une main, liasse de pesos...
La salsa envahit à plein tube l’habitacle du taxi collectif (collectivo), une Yipi (Jeep) Willys rouge de 1945, transformée en camionnette pour dix passagers. À la frontière des quartiers de la Plaza de la Revolucion et du Vedado, un convoi de décapotables roses bonbon mène des touristes, aux anges, tête nue sous un soleil de plomb, pour une quarantaine de dollars, sous l’œil désabusé des Cubains.
Au même moment, une famille havanaise s’engouffre dans la Yipi pour un tout autre prix. « Havana ? (La Vieille-Havane ? NDLR) ? », demande la mère. « 100 pesos (0,28 euro) », répond le chauffeur, téléphone dans une main, liasse de pesos dans l’autre, qu’il ne quitte ni l’un ni l’autre pour conduire. Trois passagers montent à l’avant, quatre à l’arrière et parfois plus.
« Je vends mon Almendrone 10 000 euros. Mais pour 8 000 comptant, je vous la laisse »...
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