Que s’est-il passé dans la nuit du 10 au 11 février 2024 ?
Erwan Blais, jeune homme de 18 ans originaire de Saurais près de Partenay, a disparu en pleine nuit dimanche 11 février après une soirée passée à la discothèque La Morinière, située à Moncoutant-sur-Sèvre. Selon des témoins, il aurait été sorti de l’établissement vers 2 h du matin après avoir eu un comportement inapproprié. C’est la dernière fois qu’Erwan sera vu, sur le parking.
Comment se sont déroulées les recherches ?
Dès le dimanche, des recherches ont été effectuées par les gendarmes avec le soutien notamment d’un hélicoptère, de chiens pisteurs et de plongeurs, la discothèque étant située à proximité immédiate d’un étang et de la Sèvre Nantaise. Le lundi, une battue était organisée en parallèle par la famille du disparu. Durant une semaine, les autorités ont quadrillé un secteur très important autour du lieu de la disparition, mobilisant jusqu’à 80 hommes sur une journée. En vain.
La discothèque a-t-elle rouvert ses portes ?
En annonçant la réouverture de l’établissement pour le 23 février, les patrons de La Morinière ont provoqué le désarroi de la famille d’Erwan, qui trouvait « indécent d’envisager de rouvrir si tôt un lieu où un drame se déroule encore » et craignait « qu’une réouverture aussi précoce n’entrave plus tard l’enquête ». Quelques jours avant, les proches du disparu avaient d’ailleurs porté plainte contre la discothèque pour non-assistance à personne en danger. Finalement, la préfète des Deux-Sèvres a décidé via un arrêté la fermeture de La Morinière du 23 au 25 février pour « risques de troubles à l’ordre public ».
Où en est l’enquête un mois après ?
L’enquête ouverte par le parquet de Niort au moment de la disparition a évolué le 20 février : c’est désormais une information judiciaire pour disparition inquiétante, l’enquête étant confiée à la juge d’instruction de Niort. Cette dernière, accompagnée du procureur de la République Julien Wattebled, a d’ailleurs rencontré les parents d’Erwan le 26 février. Ils se sont constitués partie civile et sont conseillés par Me Dylan Slama, un avocat parisien. « Aucune piste n’est écartée, sauf la disparition volontaire », indiquera à l’issue de l’entretien la belle-mère d’Erwan.
Qu’est-il prévu dimanche 10 mars ?
Très impliquée dans les recherches, la famille d’Erwan organise dimanche 10 mars, un mois après la disparition du jeune homme, un rassemblement à Saurais, village de Gâtine où ils résident. « Ce moment, nous le faisons pour que les gens n’oublient pas, pour montrer que les recherches continuent et que l’espoir est toujours là, indique Karine Blais, la belle-mère. On ne voulait surtout pas une marche blanche, mais quelque chose de positif, pour échanger avec les gens et parler d’Erwan mais aussi pour rétablir certaines vérités après tout ce qu’on a pu lire notamment sur les réseaux. » Le rendez-vous est fixé à la salle de fête de Saurais, à partir de 11 h.