Au Japon, Online Safety for Sisters dénonce la misogynie en ligne
Afin de lutter contre les commentaires misogynes et haineux sur les réseaux sociaux, très répandus dans le pays, quatre féministes japonaises ont créé Online Safety for Sisters. Cette organisation cherche à obtenir des autorités qu’elles obligent les plateformes à prendre des mesures contre ces violences sexistes.
Au Japon, dans le sillage du mouvement #MeToo lancé en 2017, de plus en plus de femmes prennent la parole sur les réseaux sociaux pour dénoncer les violences sexuelles et les inégalités dont de nombreuses Japonaises font toujours les frais. Néanmoins, elles s’exposent ainsi presque systématiquement aux avalanches de commentaires misogynes qui gangrènent leur santé mentale.
L’ampleur du phénomène dans le pays est telle que même la princesse Kako, nièce de l’actuel empereur Naruhito, n’y a pas échappé. Lors du 100e anniversaire de l’organisation de scoutisme Girl Scouts of Japan, le 10 octobre, elle s’est déclarée en faveur de l’égalité entre les sexes, “afin que tout le monde puisse avoir davantage de choix dans sa vie”.
Un discours qui lui a valu de violentes réactions sur les réseaux sociaux, où elle a été qualifiée de “niaise”. Certains internautes sont allés jusqu’à lui reprocher son statut social : “Comment ose-t-elle prononcer le mot ‘égalité‘ alors qu’elle est issue d’une famille plus que privilégiée ?”
Afin de lutter contre le cyberharcèlement, quatre militantes féministes, dont la fondatrice du mouvement #KuToo contre le port obligatoire de talons au travail, Yumi Ishikawa, ont créé l’organisation Online Safety for
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