L’époque est également un âge d’or pour la pensée stratégique soviétique : Triandafillov, Svechine, Thukhachevsky vont développer un art opératif qui permet notamment d’exploiter la mécanisation… laquelle est au cœur des imaginaires politiques soviétiques et nazis/fascistes.
-
- Show this thread
-
Autant dire qu’en juin 1941, lorsque Barbarossa commence, Moscou est embarrassé. Nombre de cadres de l’armée ont été liquidés et les avertissements de Richard Sorge, depuis Tokyo, sont ignorés. Mais la guerre est terrible.
Show this thread -
Côté matériel, Moscou a progressé, exploitant l’expérience acquise avec les Allemands. Reste que, lorsque l’on parle « victoire soviétique », le tableau est plus large. Certes, ils terminent la guerre à Berlin. Mais c’est aussi du fait… des Américains et des Anglais.
Show this thread -
L’aide à l’URSS a été conséquente : le programme lend-lease représente notamment 17 821 avions, 21 491 blindés et chars, plus de 131 000 pistolets mitrailleurs, du carburant, des locomotives et… 429 647 jeeps et camions.
Show this thread -
Ca compte : quand on parle mécanisation, on ne parle pas que de chars : pas de camions, pas de logistique (ou de transport de troupes). En livrant ces matériels l’industrie soviétique va pouvoir se concentrer sur l’artillerie et ses fameux T-34.
Show this thread -
Evidemment, le matériel ne remplace pas l’humain et les terribles sacrifices de l’armée rouge. Elle va peu à peu saigner à blanc les forces allemandes et causer une attrition catastrophique. Ce qui aidera à la réussite d’Overlord et des opérations suivantes. Tout est système.
Show this thread -
Les Alliés vont également aider d’une autre manière ; avec un impact bénéfique cette fois pour les offensives soviétiques. Il est de bon ton de déconsidérer les apports stratégiques des bombardements alliés sur l’Allemagne. De fait, elles n’ont pas fait plier le moral allemand.
Show this thread -
Mais ce n’était pas leur seul objectif (c’était d’ailleurs surtout l’objectif anglais), il s’agit aussi de causer une attrition du potentiel industriel (non d’ailleurs sans effets non-anticipés, voire Galbraith). Mais aussi de tuer la supériorité aérienne allemande.
Show this thread -
Lancer les bombardiers sur l’Allemagne, c’est la forcer à se défendre. Et lorsque les chasseurs alliés pourront accompagner les bombardiers, cette défense sera coûteuse. La Luftwaffe va peu à peu perdre ses meilleurs éléments, tandis que l’expérience des alliés augmentait.
Show this thread -
Ca forcera d’ailleurs aussi l’Allemagne a dilapider des ressources de plus en plus maigres sur des projets aéronautiques de plus en plus insensés, sans aucune stratégie des moyens. Et tout ce qui part là-dedans ne peut pas partir ailleurs.
Show this thread -
Bref, on ne peut pas dire que le
#DDay75 soit LE tournant de la guerre ; et à ce que je sache, aucun historien ou stratégiste contemporain un peu sérieux ne le dit, ni ne nie le rôle de l'URSS. Par contre, l'histoire "événementielle" montre ses limites heuristiques...Show this thread -
"Accessoirement", il a également d'autres incidences. Quoique l'on pense de la présence américaine en France, le débarquement a aussi permis de définir les aires d’influence pour la suite. Un monde sans
#DDay75, c’est peut-être un monde où les T-34 sont à Bruxelles ou Paris…Show this thread End of conversation
New conversation -
-
-
Notamment à Lipetsk pour l’aviation & à Kazan pour les blindés où les bénéfices étaient réciproques.
-
Sans oublier les travaux sur l'armement chimique -https://warontherocks.com/2016/06/sowing-the-wind-the-first-soviet-german-military-pact-and-the-origins-of-world-war-ii/ …
- End of conversation
New conversation -
Loading seems to be taking a while.
Twitter may be over capacity or experiencing a momentary hiccup. Try again or visit Twitter Status for more information.