Le militant écologiste Paul Watson accuse le Japon d'avoir fomenté son arrestation

Mis à jour le 31.07.12 à 09h34

Le fondateur de l’ONG Sea Sheperd, arrêté à l’aéroport de Francfort le 13 mai en vue d’une extradition vers le Costa Rica, a accusé mardi le Japon d’avoir fomenté son arrestation. Il soupçonne les Japonais d’avoir voulu prendre leur revanche après les actions musclées de Sea Sheperd contre la chasse à la baleine. Paul Watson, actuellement en fuite, aurait dû être extradé vers le Costa Rica pour y être jugé pour des faits remontant à 2002. Son association avait alors mis en danger, selon les autorités costariciennes, l’équipage d’un bateau de pêche au requin.

Libéré sous caution, Paul Watson était assigné à résidence en Allemagne, jusqu’à ce que la justice allemande se prononce en faveur de son extradition le 25 juillet dernier. Il a depuis disparu, mais s’est exprimé sur le site internet de Sea Sheperd: «Je suis très déçu par le gouvernement allemand. Il est évident selon moi que le gouvernement allemand a comploté avec le Japon et le Costa Rica pour me mettre en détention, afin que je puisse ensuite être remis aux Japonais», écrit-il. Le Costa Rica et l’Allemagne ont été «les jouets du Japon qui veut réduire au silence Sea Shepherd». «Pendant huit saisons, nous avons affronté les baleiniers japonais, nous les avons humiliés en mer, et surtout, nous avons limité les profits illégaux qu’ils tirent de la chasse aux baleines dans le sanctuaire de l’océan Austral. Il ne s’agit pas de justice. Il s’agit de vengeance», déclare Paul Watson.

Interrogée par l’AFP, l’agence japonaise de la Pêche a déclaré n’avoir «rien à voir avec cette affaire et  cela n’affectera pas nos campagnes de pêche». Si Tokyo reconnaît avoir demandé à Berlin d’arrêter et d’extrader le militant, en raison de ses activités contre les baleiniers japonais «nous n’avons pas demandé au Costa Rica d’agir».

A.C. avec AFP
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